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La filière électronique lance une étude sur les plateformes pilotes de l’industrie du futur

Ridha Loukil , ,

Publié le

Après la présentation de sa feuille de route pour l’industrie du futur, la filière électronique lance une étude sur l’une des recommandations clés du rapport : les plateformes mutualisées pilotes. Confiée au cabinet Rolant Berger, l’étude devrait déterminer le mode de fonctionnement et de financement.

La filière électronique lance une étude sur les plateformes pilotes de l’industrie du futur
Vincent Bedoin, président du directoire du groupe Lacroix et de We Network qui lance une étude sur les plateformes mutualisées pilotes de l’industrie du futur.
© PERENOM www.perenom.pro

La filière électronique poursuit ses réflexions sur les actions à mener pour se projeter dans l’industrie du futur. We Network, le cluster qui fédère les acteurs dans le Grand Ouest sous la présidence de Vincent Bedouin, président du directoire du groupe Lacroix, lance une étude sur les plateformes mutualisées pilotes de l’industrie du futur. L’étude est confiée au cabinet Roland Berger, auteur du rapport sur la feuille de route « Vers l’industrie électronique du futur » présentée le 12 décembre 2017 à la Fieec, la fédération des industries électriques, électroniques et de communication.

Qualifier et diffuser les technos de l'industrie du futur

La mise en place de plateformes mutualisées pilotes de l’industrie du futur constitue l’une des recommandations fortes du rapport. "La production électronique est déjà à l’ère de l’industrie 3.O avec une forte automatisation de l’assemblage des cartes électroniques, explique Vincent Bedouin. Elle a besoin maintenant de passer à l’industrie 4.0 en interconnectant les machines, les opérateurs et le système d'information, et en s’emparant des technologies de la data, de l’intelligence artificielle et des algorithmes. Les briques technologiques existent. L’enjeu pour notre industrie est de les qualifier et de les diffuser pour gagner en flexibilité et se mettre à l’heure du temps réel. C’est la condition sine qua non pour tirer profit de la vague de l’Internet des objets industriels."

Selon le SNESE, le syndicat professionnel de la sous-traitance électronique, la production électronique compte en France quelques 515 entreprises, un effectif de 28 000 personnes et un chiffre d’affaires d’environ 4,5 milliards d’euros en 2017. En dehors de ses quelques leaders comme AsteelFlash, Eolane, All Circuits, Lacroix Electronics ou Cofidur, elle se compose pour l’essentiel de PME et TPE.

Manque de taille critique pour agir seuls

"Contrairement à nos concurrents américains et asiatiques, aucun acteur français n’a la taille critique pour mener seul ce travail de qualification et d’intégration des technologies de l’industrie du futur, analyse Vincent Bedouin. C’est pourquoi nous devons mutualiser ce travail au niveau de la filière. Habituellement, ceci se fait quand on est confronté à un marché qui rétrécit. Nous le faisons au contraire parce que nous sommes face à un marché promis par l’Internet des objets à l’expansion."

Les plateformes pilotes (présentées dans la feuille de route sous le nom de Totems) sont des centres mutualisés de ressources destinés à sélectionner, tester, expérimenter et qualifier les briques technologiques de l’industrie du futur puis à accompagner les entreprises de la filière dans leur mise en œuvre. "Des interrogations se posent sur les modes de fonctionnement et de financement à adopter, précise Vincent Bedouin. Faut-il les doter de machines en propre ou peuvent-elles reposer sur les équipements de nos entreprises les plus avancées sur le sujet ? C’est à ce type de questions que l’étude devra répondre. L’idée est de déterminer le dimensionnement optimal de façon à estimer le coût et donc le besoin de financement."

Coût autour de 100 millions d'euros

Vincent Bedouin voit le coût se situer autour de 100 millions d’euros, à financer en partie par les pouvoirs publics. Le financement de l’étude devrait rester régional (comme la feuille de route financée par la région Pays de Loire). Les conclusions sont attendues en mars-avril 2018. "Nous voulons allons vite de façon à mettre en place les recommandations de la feuille de route le plus rapidement possible", confie le patron du groupe Lacroix, pour qui l'urgence est de s'attaquer au problème de formation en interconnectant les centres de formation continue internes des industriels et en travaillant avec l'éducation nationale pour rendre ces formations diplomantes et favoriser l'apprentissage.

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