La « faute inexcusable » des employeurs. Renault et Nissan se rapprochent. Fiat tire un trait. IBM tourne la page Gerstner. L'UMTS revu à la baisse ? Quand les milliardaires perdent des milliards...

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Historique et révolutionnaire. La Tribune ne mâche pas ses mots, pour souligner l'importance de la décision de la Cour de cassation qui a confirmé hier la reconnaissance de la " faute inexcusable " des employeurs qui ont exposé leurs salariés à l'amiante. Vingt-neuf arrêts affirmant le principe d'obligation de résultat en matière de sécurité du travail ont été confirmés. Selon le quotidien, cette décision aura un impact plus général : elle renverse la charge de la preuve sur l'employeur. Alors que les accidents du travail et les maladies professionnelles sont en progression constante, les assureurs vont être davantage sollicités, et des associations demandent la relance de la réforme du régime des accidents du travail.

Le processus de renforcement de l'alliance entre Renault et Nissan est lancé : Renault monte à 44,4% dans le capital de Nissan, annoncent Les Echos. C'est la première étape d'un plan annoncé en octobre dernier. Le 28 mars prochain, l'assemblée générale extraordinaire de Renault se prononcera sur l'ensemble du dispositif, en particulier l'entrée de Nissan à hauteur de 15% dans le capital de Renault. La part de l'Etat français devrait alors baisser de 44,2% à 37,6%.

Fiat tire un trait sur une année excécrable. Le groupe a enregistré 800 millions d'euros de pertes en 2001, et les ventes de sa division automobile ont chuté de 10%. Fiat compte sur l'arrivée de nouveaux modèles pour relancer ses ventes d'automobiles en 2002, indique La Tribune. Par ailleurs, selon le Financial Times, le constructeur italien aurait reçu plusieurs offres fermes pour certaines activités qu'il a mises en vente (pour un total de 3 milliard d'euros). Fiat veut diviser par deux sa dette de 6 milliards d'euros.

Syngenta, le n°1 mondial de l'agrochimie, a vu son chiffre d'affaires reculer de 8% en 2001, tandis que ses bénéfices ont pratiquement stagné (+0,45%), annonce La Tribune. Les conditions du marché devrait rester difficile cette année, a prévenu Syngenta.

Sam succède à Lou. IBM tourne la page Lou Gerstner, remplacé à la tête du n°1 de l'informatique par Sam Palmisano. Gerstner a incontestablement été l'homme du redressement d'IBM, qui a su faire évoluer le mastodonte vers les services. Palmisano sera jugé sur sa capacité à faire fructifier l'héritage, estiment Les Echos.

Les équipementiers des télécoms ne sont peut-être pas près de voir le bout du tunnel. Après une année 2001 désastreuse, l'année 2002 se présente mal : les opérateurs de mobiles veulent réviser leurs contrats d'équipements UMTS, explique La Tribune. Le britannique mm02 a indiqué hier qu'il allait " rationaliser " ses commandes d'infrastructures de réseau de 3ème génération. C'est-à-dire, revoir le nombre de ses fournisseurs, mais aussi les volumes commandés. L'espagnol Telefonica, présent sur des projets de réseaux en Espagne, en Italie et en Allemagne, pourrait faire de même. Et La Tribune rappelle que le conflit actuel entre France Télécom et MobilCom porte précisément sur un investissement dans l'UMTS.

Il n'y a pas que les opérateurs de télécoms qui cherchent à alléger leur dette : Lafarge, qui a dépensé 7,41 milliards d'euros pour racheter le britannique Blue Circle, veut cette année réduire ses frais financiers, et compte céder pour plusieurs centaine de millions d'actifs non stratégiques, explique La Tribune.

La crise est dure pour tout le monde ! Selon l'enquête du magazine Forbes sur les grandes fortunes, la moitié des milliardaires (en dollars) a perdu de l'argent durant l'année 2001. Les grands perdants : Bill Gates, qui a perdu 6 milliards de dollars... mais reste confortablement à la 1ère place avec une fortune estimée à 52,8 milliards de dollars. Mais il y a plus malheureux : Ted Turner, le vice-président d'AOL Time Warner, a reculé de 60 places ! Heureusement (l'histoire finit bien), il y a des gagnants : Warren Buffett, l'investisseur qui s'est toujours refusé de céder aux sirènes de l'Internet, a vu sa fortune grimper de 2,4 milliards de dollars. C'est dans le Financial Times.

A lundi !

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