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La famille Peugeot veut accroître sa participation dans le futur groupe PSA-Fiat-Chrysler

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Publié le , mis à jour le 13/01/2020 À 08H08

La famille Peugeot veut augmenter sa participation dans le capital du futur groupe PSA-Fiat-Chrysler Automobiles (FCA). Le PDG d'Établissements Peugeot Frères (EPF), l'un des principaux actionnaires de PSA, a confirmé ce projet dimanche 12 janvier.

La famille Peugeot veut accroître sa participation dans le futur groupe PSA-Fiat-Chrysler
Les Établissements Peugeot Frères (EPF) détiennent déjà 6,2 % du groupe issu du projet de fusion entre PSA et FCA. /Photo prise le 8 novembre 2019/REUTERS/Stephane Maher
© Stephane Mahe

La famille Peugeot va augmenter sa participation dans la future structure PSA-Fiat-Chrysler Automobiles (FCA). Elle détient déjà 6,2 % du groupe issu du projet de fusion entre PSA et FCA. Dimanche 12 janvier, elle a confirmé vouloir exercer dès que possible son option pour acquérir 2,5 % supplémentaires dans un entretien avec L'Est Républicain.

Un "objectif majeur"

Prié de dire si l'exercice de cette option est un "objectif majeur", Jean-Philippe Peugeot, PDG d'Établissements Peugeot Frères (EPF), répond par l'affirmative. "Pour obtenir cette possibilité, la négociation a été complexe. Elle n’était pas gagnée d’avance. Au départ, on parlait d’un standstill, mais on a obtenu une dérogation. Dès qu’on aura la certitude que la fusion ira à son terme, ma famille donnera des signaux favorables", poursuit-il.

Interrogé par Reuters sur cette annonce, un porte-parole de PSA l'a jugée "conforme à ce qui a été indiqué" lors de l'annonce de la signature du protocole d'accord. FCA n'a pas souhaité faire de commentaire. Les deux groupes automobiles ont signé en décembre 2019 un accord de rapprochement engageant.

Vers un retrait de l'État français ?

Jean-Philippe Peugeot juge par ailleurs que l'État français, présent au capital via Bpifrance, n'a pas vocation à y rester. "Ma famille le remercie d’avoir été au rendez-vous, en 2013-2014, lorsque PSA était en difficulté, mais il n’a pas vocation, je pense, à être éternellement présent. Il va sans doute rester dans le capital le temps de s’assurer que l’emploi sera durablement préservé", explique-t-il.

Il juge en revanche peu probable un désengagement total de l'actionnaire chinois Dongfeng, qui a décidé la vente de 30,7 millions de ses actions PSA au constructeur automobile, faisant tomber sa participation dans le nouvel ensemble sous les 5 %. "Partiellement, peut-être ; totalement, je n’y crois pas du tout", explique-t-il. "Certes, les performances commerciales de PSA en Chine ne sont pas à la hauteur de nos espérances, mais pour Dongfeng, c’est un épiphénomène au regard de la très longue histoire de la Chine", a estimé Jean-Philippe Peugeot.

Jean-Philippe Peugeot dit en outre faire confiance à Carlos Tavares, président du directoire de PSA, pour respecter sa promesse de ne pas fermer d'usine. Les principaux syndicats de PSA ont demandé à participer aux négociations entre PSA et FCA pour obtenir des garanties sur l'emploi.

Avec Reuters (Jean-Philippe Lefief, avec Gilles Guillaume et Leigh Thomas à Paris et Giulio Piovaccari à Milan, édité par Gwénaëlle Barzic)

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