Quotidien des Usines

La faiblesse des investissements informatiques pénalise IBM. Legrand : la vente se précise. Michelin ouvre son capital à ses salariés. Altran reprend Arthur D. Little. Andersen veut éviter un procès...

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Un mois à peine après sa nomination à la tête d'IBM, le nouveau patron du n°1 de l'informatique est contraint de lancer un avertissement sur ses résultats, annoncent Les Echos. Pour la première fois depuis 1991, IBM prévient qu'il ne réalisera pas ses prévisions sur le 1er trimestre. Les entreprises tardent à relancer leurs investissements informatiques, plaide IBM, ce qui expliquent que les ventes n'atteindront que 18, 4 milliards de dollars, contre 21 milliards il y a un an. Du coup, le titre IBM a perdu 11% en Bourse hier, entraînant dans sa chute les valeurs technologiques.

Ce ne sont pas les grands fournisseurs d'infrastructures logicielles qui vont remonter le moral de la Bourse. Oracle, PeopleSoft et i2 Technologies ont successivement lancé des alertes sur leurs résultats pour le trimestre en cours, relève La Tribune. Là encore, la reprise des investissements informatiques se fait attendre.

Le processus de vente de Legrand par Schneider entre dans le vif du sujet. Hier, les candidats ont confirmé leurs " marques d'intérêt ". Quatre consortiums financiers sont sur les rangs. L'américain KKR a rejoint l'offre menée par la CGIP d'Ernest-Antoine Seillière. Face à elle, une autre offre à composante française émane de Paribas et CVC Partners. Les deux autres consortiums sont purement anglo-saxons : BC Partners/Cinven, et Permira/Carlyle. Quant aux éventuelles offres d'industriels, si la défection de Siemens est patente, on s'interroge encore sur les intentions de General Electric, indiquent Les Echos.

Ailleurs cela serait banal, chez Michelin, c'est une sorte de révolution : le groupe ouvre son capital à ses salariés. Ces derniers pourront souscrire jusqu'à 1% du capital. Michelin veut montrer que les relations sociales ont bel et bien changé au sein du groupe de pneumatiques, expliquent Les Echos.

ASML et Nikon, les deux leaders mondiaux des équipements de production de semiconducteurs, s'attaquent mutuellement en justice aux Etats-Unis. Le hollandais ASML accuse le japonais Nikon de pratiques frauduleuses et de violation de brevets... en réponse à une plainte déposé par Nikon l'accusant de violer ses brevets, explique le Financial Times.

Altran Technologies reprend les activités non américaines de la société de conseil Arthur D. Little. Le spécialiste français de l'externalisation de la R&D a soutenu la reprise par des cadres de cette partie du cabinet de conseil en faillite. Elle représente plus de 1000 personnes et 150 millions de dollars de chiffre d'affaires. Altran, s'il obtient le feu vert des autorités américaines, obtiendra aussi l'exclusivité mondiale de la marque Arthur D. Little. Altran Technologies, qui a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 1,3 milliard d'euros, s'offre ainsi un puissant levier pour son internationalisation, notent Les Echos.

Andersen, qui lutte pour sa survie aux Etats-Unis, va supprimer 7000 emplois sur les 26.000 qu'il compte aujourd'hui. Le cabinet d'audit, compromis dans l'affaire Enron, est en discussion avec le gouvernement américain, avec pour objectif prioritaire d'échapper à un procès qui doit démarrer le 6 mai prochain. C'est dans le Financial Times.

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