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La Fabrique de l’Industrie décortique le mythe français du modèle allemand

Arnaud Dumas , , ,

Publié le

Le think-tank de l’industrie a publié une note, le 26 septembre, sur le modèle allemand. Et préconise de s’inspirer de la méthode allemande, pas forcément de ses recettes.

La Fabrique de l’Industrie décortique le mythe français du modèle allemand © Warein Holgado - Flickr - C.C.

L’Allemagne, modèle à suivre ? Pas si sûr, selon la Fabrique de l’industrie. Dans une note publiée aujourd’hui, le think-tank présidé par Louis Gallois, l’ancien président d’EADS, analyse les différentes raisons du succès de l’économie allemande pour les comparer avec le modèle français.

Pouvoir des Länder contre centralisation à la française, force exportatrice des entreprises allemandes, compétitivité, modèle de la cogestion, idéal du Mittelstand… Les atouts de l’économie germanique sont tous passés en revue. Avec, souvent, pour constat, l’impossibilité de pouvoir les reproduire tel quel.

Selon le rapport, le dynamisme à l’international tient plus de l’initiative individuelle des entreprises, souvent soutenues par les villes et les Länder, que d’une stratégie nationale en direction de l’export. De même, reproduire le modèle des entreprises du Mittelstand semble être une mission impossible quand l’Allemagne elle-même n’arrive pas à dupliquer son modèle en ex-RDA.

S'inspirer de la méthode plus que du modèle

La réussite de la première économie européenne ne tient en fait pas à la mise en place de quelques formules magiques, mais résulte plutôt d’un travail de longue haleine. Le rapport rappelle ainsi que l’Allemagne était encore "l’homme malade" de l’Europe au début des années 2000, avec une compétitivité inférieure à celle de la France.

Son ascension économique a pris ses racines dès le milieu des années 90, après la réunification, avec la mise en place d’une politique de l’offre permettant de faire face à la mondialisation. Dans les années 2000, les lois Hartz, du nom de l’ancien DRH du groupe Volkswagen, sont ensuite venues flexibiliser le marché du travail.

Le rapport préconise ainsi non pas de recopier un hypothétique modèle allemand, mais plutôt de s’inspirer de la méthode. "Elle n’a pas cherché à copier un modèle, mais à débloquer les verrous propres à son mode de fonctionnement", explique la Fabrique de l’industrie. En le faisant de manière concertée et, surtout, en prenant son temps.

L'Allemagne : un modèle, mais pour qui ? Extrait. Version complète diffusée par Les Presses des Mines

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