Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

"La fabrication additive débridera les bureaux d’études"

,

Publié le

L'industrie tient salon à compter de ce lundi, 26 mars 2012, jet jusqu'au 30 mars, à Villepinte. Un événement majeur pour la filière, qui est toujours l'oocasion de voir s'affirmer les dernières tendances de fabrication. Parmi elles, la fabrication additive, de plus en plus performante et plus nécessairement réservée aux laboratoires de recherche. Le point sur la question avec Andrzej Grzesiak, responsable de Fraunhofer additive manufacturing alliance à l’Institut des technologies de production et d’automatisation (IPA) de Stuttgart.

La fabrication additive débridera les bureaux d’études

sur le même sujet

L'Usine Nouvelle - Quels sont les avantages et les inconvénients de la fabrication additive ?
Andrzej Grzesiak - Son principal atout, c’est de pouvoir fabriquer n’importe quelle forme créée avec les logiciels de conception assistée par ordinateur. Il n’y a pratiquement aucune limite en ce qui concerne la fabrication de pièces transparentes ou de structures alvéolaires. Cela débridera la conception dans les bureaux d’études… à condition que les concepteurs revoient leurs méthodes. Reste à améliorer la reproductibilité de la qualité, l’un des points faibles de ces machines. De nombreux projets de recherche sont en cours pour l’améliorer.

Cette technologie développée pour la fabrication des prototypes est-elle adaptée à une fabrication en série ?
Nous sommes sans doute au tout début de cette démarche. De nouveaux matériaux et des procédés plus stables doivent être mis au point pour passer à ce stade. Nous assistons cependant depuis quelques années à l’apparition d’applications de fabrication en série, dans le médical par exemple. L’avantage étant de pouvoir personnaliser la production. Dans l’aéronautique aussi les machines de fusion de poudre métallique sont utilisées pour la fabrication directe de pièces en titane et en d’autres alliages. L’impression 3D sera de plus en plus utilisée d’ici trois à cinq ans dans l’ingénierie de microsystèmes et dans les biotechnologies.

La fabrication additive remplacera-t-elle les machines-outils conventionnelles ?
Non, ce n’est pas l’objectif des développements actuels. La meilleure approche, c’est de détecter correctement les applications idoines et de remplacer les démarches conventionnelles seulement quand il y a des gains techniques et commerciaux à la clé. Il faut plutôt apprendre à faire coexister les deux technologies et exploiter au maximum leur complémentarité. Je ne crois donc pas que la fabrication additive éliminera les machines-outils conventionnelles. Sauf dans certains domaines ciblés comme la fabrication des prothèses dentaires.

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle