La division sidérurgie de Thyssenkrupp enregistre une perte opérationnelle d'un milliard d'euros en 2020

En raison de la crise sanitaire, la division sidérurgique de Thyssenkrupp a enregistré en 2020 une perte opérationnelle d'un milliard d'euros, a annoncé le conglomérat allemand. Plusieurs scénarios sont désormais envisagés, comme la cession ou l'alliance avec d'autres conccurents.

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La division sidérurgie de Thyssenkrupp enregistre une perte opérationnelle d'un milliard d'euros en 2020
Sévèrement impacté par la crise sanitaire, Thyssenkrupp a annoncé que sa division sidérurgique enregistrerait cette année une perte opérationnelle d'un milliard d'euros.

Sévèrement impacté par la crise sanitaire, Thyssenkrupp a annoncé jeudi 13 août que sa division sidérurgique enregistrerait cette année une perte opérationnelle d'un milliard d'euros, ce qui pourrait pousser le conglomérat allemand à restructurer ou céder cette activité.

Cette perte anticipée pour Thyssenkrupp Steel Europe, le deuxième plus grand producteur du continent après ArcelorMittal, survient alors que le groupe est durement concurrencé par les importations chinoises à bas coût, des prix élevés des matières premières et une demande faible du secteur automobile.

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Plusieurs scénarios envisagés

Le groupe, qui construit notamment des composants pour l'automobile et les sous-marins, a évoqué plusieurs scénarios pour cette division, la garder, la céder où la rapprocher d'activités de concurrents comme le groupe indien Tata Steel, le suédois SSAB, ou l'allemand Salzgitter.

Pour l'exercice fiscal 2018-2019, Steel Europe a généré un léger bénéfice de 31 millions d'euros.

A 09h50 le 13 août, le titre Thyssenkrupp cédait 11,4%.

Redressement de certaines activités

En excluant la division d'ascenseurs récemment cédée, le groupe a fait état d'une perte opérationnelle ajustée des activités poursuivies de 679 millions d'euros, un chiffre un peu meilleur que la perte d'un milliard que le groupe avait prévu en mai dernier.

"On s'est efforcé de maîtriser nos coûts et de consolider notre trésorerie", a déclaré la directrice générale Martina Merz. "En conséquence, nous avons traversé cette crise un peu mieux que ce à quoi on s'attendait pour l'ensemble du troisième trimestre".

Le groupe a annoncé que certaines de ses activités s'étaient redressées, voire avaient progressé au cours du trimestre se terminant en septembre, par rapport au trimestre précédent, ce qui suggère que le pire de la crise est passé.

Avec Reuters (Christoph Steitz; version française Flora Gomez, édité par Jean-Michel Bélot)

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