La disparition de l'un de ses clients double les pertes de Tronics en 2016

Pour la deuxième année consécutive, le petit spécialiste français des Mems professionnels Tronics affiche des résultats moroses en 2016 avec une baisse du chiffre d’affaires de 19% et une perte doublée à 5,8 millions d’euros. En cause : la perte d’un client qui a cessé son activité.

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La disparition de l'un de ses clients double les pertes de Tronics en 2016

Près de deux ans après son introduction en Bourse, sur le marché de l’Euronext de Paris, Tronics peine toujours à concrétiser ses promesses. Le petit spécialiste français des Mems professionnels, basé à Crolles près de Grenoble, a terminé 2016 avec une baisse du chiffre d’affaires de 19% à 6,3 millions d’euros et une perte nette de 5,8 millions d’euros, près du double de celle en 2015. Pour la deuxième année consécutive, il est en déclin et dans le rouge.

Faillite du client DelfMems

La direction impute ce mauvais résultat à la perte d’un client qui a cessé son activité au début de 2016. Ce client a contribué à hauteur de 1,4 million d’euros au chiffre d’affaires de Tronics en 2015. Karl Biasio, directeur marketing, refuse d’en préciser le nom. Mais il s’agit vraisemblablement de DelfMems, une petite société lilloise développant des commutateurs radiofréquences à Mems pour les mobiles qui a mis la clé sous la porte en février 2016.

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Depuis quelques années, Tronics tente de diversifier sa clientèle et ses applications dans la défense, l’avionique, la sécurité ou encore le médical. "Ces domaines sont porteurs, explique Jean-Christophe Eloy, PDG de Yole Développement, un cabinet français d’analyse de marchés électroniques. Mais les projets sont longs en développement et qualification. Il faut attendre longtemps avant de les voir se concrétiser en chiffre d’affaires." Tronics confirme des retards dans l’avancement de certains projets, expliquant la détérioration de ses résultats.

Contrôle à 74,6% du capital par Epcos

Tronics, qui compte une centaine de personnes, a déjà mis en place un plan d’économie de 700 000 euros en 2016. Va-t-elle durcir ce plan ? Karl Biasio ne se prononce pas. D’autant que la PME iséroise est, depuis décembre 2016, contrôlée par Epcos, la filiale allemande du fabricant japonais de composants électroniques TDK. La deuxième tranche de l’offre publique d’achat a été clôturée le 16 janvier 2017, portant la part d’Epcos à 74,6% (71,9% des drois de vote), tandis que celle de Thales s’établit désormais à 19,9% (19,1% des droits de vote). Epcos n’a pas réussi à dépasser avec Thales le seuil des 95% de contrôle du capital pour retirer la société de la cote. Tronics restera donc une société cotée en Bourse.

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