Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Aéro

La direction d’Airbus à l’aube d’un grand renouvellement

Olivier James , , , ,

Publié le

Le tandem formé par Tom Enders et Fabrice Brégier vit ses derniers instants. L’année 2018 marquera un tournant radical chez Airbus au niveau de l’équipe des hauts dirigeants.

La direction d’Airbus à l’aube d’un grand renouvellement
Tom Enders, Patron d'Airbus
© Amangoua Guilaume D.R.

Signes des bouleversements en cours, les rumeurs de départs des dirigeants d’Airbus enflent. Alors que le Figaro assurait mardi 12 décembre que le patron de l’avionneur européen Tom Enders ne briguerait pas de 3ème mandat en mai 2019, les Echos affirmait le même jour que c’est Fabrice Brégier, le numéro deux, qui pourrait partir dès le début de l’année 2018. Echaudé, Tom Enders a dans la foulée assuré que la décision relevait du conseil d'administration et de lui-même. Rien ne dit que le conseil d’administration qui se réunit jeudi 14 décembre ne tranchera.

Quoi qu’il en soit, le tandem formé par Tom Enders et Fabrice Brégier est sur le point de rompre. Il aura tenu dix ans : les deux dirigeants ont dirigé la branche commerciale de 2007 à 2012. La multiplication des affaires ces derniers mois a en particulier fragilisé Tom Enders. La direction s’attend à devoir payer de lourdes amendes, notamment dans le cadre des enquêtes menées par le Serious Fraud Office (SFO) britannique et le Parquet national financier (PNF). Le départ soudain du directeur de la technologie Paul Eremenko, annoncé fin novembre, a également porté un coup au grand patron : c’est lui qui avait propulsé l’ex Google chez Airbus pour faire éclore la culture numérique au sein du groupe.

La place de Paul Eremenko laissée vacante

Mais au-delà de l’avenir du duo à la tête d’Airbus, l’avionneur européen s’apprête en 2018 à connaître un profond renouvellement de son équipe de hauts dirigeants. Beaucoup de ceux qui auront bâti le succès d'Airbus et l'auront hissé en égal de Boeing vont quitter le navire dans l'année qui vient. Le super vendeur John Leahy – l’homme aux 16 000 avions vendus – part à la retraite et cèdera à 67 ans sa place à Eric Schulz, ex Rolls-Royce, fin janvier 2018. Tout sauf anecdotique : arrivé chez Airbus en 1985, le charismatique John Leahy a largement contribué à faire d’Airbus le challenger commercial de Boeing. Son successeur va avoir la lourde tâche de remotiver des équipes alors que certaines pratiques ont été pointées du doigt dans les enquêtes en cours.

Si Marc Fontaine, le patron de la transformation digitale, assure l’interim depuis le départ de Paul Eremenko, le nom du nouveau directeur de la technologie n’est pas encore connu. Poussera-t-il lui aussi les gaz sur les projets de voitures volantes ou reviendra-t-il à des activités plus proches du cœur de métier d’Airbus ? Autre départ moins médiatisé pourtant majeur : celui de Charles Champion, le patron de l'ingénierie d'Airbus aviation commerciale. Il prendra sa retraite à la fin de l'année 2017. C’est Jean-Brice Dumont, venu d’Airbus Helicopters, qui après une période de passation de relais va lui succéder.

Les "historiques" partent à la retraite

Deux autres départs à la retraite devraient eux aussi intervenir  en 2018 et marquer encore davantage le changement d’ère au sein de l’avionneur. C’est le cas de Didier Evrard, ex directeur du programme A350 devenu par la suite patron de tous les programmes de la branche commerciale d’Airbus. Mais aussi de Tom Williams, le directeur des opérations. Deux « historiques » d’Airbus dont on ne connaît pas encore les noms des successeurs.

Pour Airbus, l’année 2018 sera difficile à négocier. En plus du règlement des affaires, l’avionneur européen va devoir assurer sa croissance – et en particulier piloter les hausses de cadences de production – en pleine instabilité managériale. C’est tout le dilemme du conseil d’administration : comment sortir des affaires par le haut et renouveler les postes stratégiques vacants sans pour autant déstabiliser l’édifice. Sans oublier que les politiques, en France et en Allemagne, pourraient rajouter leur grain de sel.

Réagir à cet article

2 commentaires

Nom profil

15/12/2017 - 09h27 -

Ethic and Compliance , nouveau service pour permettre à tout le personnel de respecter des valeurs, des règles, des engagements.... 36 ans dans cette entreprise pour constater que nous sommes passés de capitaine d'industrie à des financiers désireux de satisfaire les actionnaires. Heureusement que 90% des 140 000 collaborateurs ont accepté de jouer le jeu, ont humblement plus de paroles, plus de convictions, plus d'amour pour le produit que nos dirigeants. Si nous n'avions pas en tant que salarié donné de notre âme, de notre professionnalisme, l'entreprise n'en serait pas à ce stade... Lire dans la presse que notre compagnie va être décapitée de hauts dirigeants en place, au travers des turbulences annoncées, nous semblent être d'une inconscience immorale... Le conseil administratif doit prendre conscience de la situation, statuer et amputer les parachutes dorés pour que le personnel continue à croire dans l'avenir, accorde leur confiance de manière à mieux repartir...
Répondre au commentaire
Nom profil

13/12/2017 - 15h28 -

Que des hommes... quelle tradition depassee...
Répondre au commentaire
Nom profil

05/08/2018 - 09h44 -

Commentaire à côté de la plaque. Il s'agit de compétences et non gouvernance sociétale
Répondre au commentaire
Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Nous suivre

 
 

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle