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La détention de Carlos Ghosn prolongée jusqu'au 22 avril

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Publié le , mis à jour le 12/04/2019 À 11H32

Le tribunal de Tokyo a autorisé la prolongation de la garde-à-vue de Carlos Ghosn jusqu'au 22 avril dans le cadre de nouveaux soupçons d'enrichissement personnel au détriment du constructeur automobile japonais.

La détention de Carlos Ghosn prolongée jusqu'au 22 avril
Le tribunal de Tokyo a approuvé vendredi la détention de Carlos Ghosn pendant dix jours, au lendemain de la nouvelle arrestation de l'ancien président de Nissan pour des soupçons d'enrichissement personnel au détriment du constructeur automobile japonais. /Photo prise le 3 avril 2019/REUTERS/Kyodo
© KYODO Kyodo

Carlos Ghosn sera détenu au moins jusqu'au 22 avril. Initialement en garde-à-vue jusqu'au 14 avril, après que son appel contre sa nouvelle incarcération a été rejeté, Carlos Ghosn a vu sa détention repoussée de huit jours. Cette décision a été annoncée dans un court communiqué, sans plus explication.

Le parquet de Tokyo soupçonne l'ancien PDG de Renault d'avoir violé ses obligations professionnelles et d'avoir causé à Nissan des pertes financières de cinq millions de dollars (4,45 millions d'euros) entre décembre 2015 et juillet 2018.

Carlos Ghosn a qualifié le 4 avril son arrestation de "révoltante et arbitraire" et a demandé l'aide du gouvernement français. Un responsable du bureau des procureurs de Tokyo a justifié cette arrestation par le souci d'éviter des destructions de preuves.

Un mois de liberté

L'ancien dirigeant avait été remis en liberté le 6 mars contre le versement d'une caution de neuf millions de dollars après 108 jours passés en détention.

Sa nouvelle arrestation, décrite par la télévision publique NHK comme très inhabituelle pour une personne remise en liberté sous caution près d'un mois auparavant, serait en lien avec des paiements suspects effectués à un partenaire commercial de l'alliance Renault-Nissan à Oman, au Moyen-Orient.

Le groupe Renault examine également les paiements effectués par Carlos Ghosn à cette même société dans le sultanat d'Oman. Reuters a appris lundi auprès de deux sources proches du dossier que Renault avait alerté la justice française après avoir découvert l'existence de paiements suspects à ce distributeur commercial local.

Nissan avait établi dès janvier que sa propre filiale régionale avait versé au distributeur omanais des paiements douteux de plus de 30 millions de dollars.

Carlos Ghosn fait jusqu'ici l'objet de poursuites au pénal pour avoir omis de déclarer environ 82 millions de dollars (environ 73 millions d'euros) de salaire et pour avoir transféré temporairement à Nissan des pertes financières personnelles durant la crise financière mondiale.

Il nie ces accusations, pour lesquelles il encourt une peine maximale de 10 ans de prison et une amende de 10 millions de yens (79.783 euros).

Avec Reuters (Naomi Tajitsu et Maki Shiraki, Jean Terzian et Dominique Rodriguez pour le service français)

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