Qualité de l'eau dans l'industrie : comment conjuguer efficacité, environnement et coûts ?

Présente à tous les niveaux des procédés industriels, l’eau et ses usages sont l’un des enjeux-clés de l’industrie. De l’eau, de sa qualité et de sa bonne gestion, dépendent à la fois la sécurité sanitaire des processus de production, la performance énergétique des sites, la sécurité des personnes et leur impact environnemental.

 

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Qualité de l'eau dans l'industrie : comment conjuguer efficacité, environnement et coûts ?

Selon l’UNESCO, 35 litres d’eau sont utilisés pour la fabrication d’un kilo de ciment, 350 pour un kilo de sucre, 5 400 d’un pantalon en jean, 8 000 pour une paire de gants en cuir et même 450 000 litres pour l’élaboration complète d’une voiture.

Outre la quantité d’eau utilisée, le débit d’eau utile peut considérablement varier, d’un à plusieurs centaines voire milliers de mètres-cubes par heure, selon les besoins de la filière et les opérations concernées dans la production industrielle.

Les enjeux de la maîtrise microbiologique de l’eau

Au sein même de chaque secteur industriel, les besoins et contraintes peuvent considérablement varier selon la nature des produits finis, la typologie d’usage de l’eau et les risques encourus sur les installations, les personnels, les usagers ou encore sur les populations environnantes. Ainsi, de l’approvisionnement en eau jusqu’en sortie de cycle, la maîtrise microbiologique sur l’ensemble du cycle de l’eau en industrie relève d’une grande complexité, en fonction du nombre et de la nature des étapes intermédiaires, desquels dépendent les usages prévus, qu’il s’agisse de l’eau ingrédient, de process, d’utilités ou de reuse.

Les risques sanitaires liés à des traitements biocides insuffisants ou dangereux (stockage et manipulation de produits chimiques) pèsent à la fois sur les collaborateurs et, en fonction des industries concernées, jusqu’au consommateur.

Les coûts directs et indirects liés à une dégradation de la qualité de l’eau (perte de lots, arrêt de production, nettoyage / désinfection de l’outil de production, traitement de la source…) impliquent d’opérer les bons choix pour limiter les risques potentiels à toutes les étapes du cycle industriel. Et donc de savoir identifier les conséquences des réglementations applicables, de connaître les différentes options technologiques de désinfection disponibles, afin de choisir les mieux adaptées à l’activité et aux besoins spécifiques de chaque secteur industriel.

Choisir entre solutions physiques et chimiques

Les approches de la maîtrise microbiologique de l’eau dans l’industrie se divisent en solutions physiques (filtration, UV, osmose inverse, etc.) et solutions chimiques (chlore, dioxyde de chlore, ozone, etc.). Lesquelles, dans l’objectif d’une efficacité optimale, sont très souvent combinées en fonction de plusieurs critères (rémanence ou abattement, sous-produits, sécurité des personnes…).

Outre les résultats de qualité d’eau obtenus, les aspects éco-environnementaux participent également des choix opérés, et deviennent même des facteurs essentiels de l’efficience globale des industries, dans le cadre d’un usage équilibré des produits et solutions physiques.

Quant à la « chimie verte », à savoir des produits biocides (ou bactério-statiques) dérivés de matières premières renouvelables telles que le houblon ou la résine de pin par exemple ou encore l’utilisation d’enzymes et autres « bonnes » bactéries pour limiter la prolifération des « mauvaises » bactéries, elle peut aussi apparaître comme une piste intéressante à étudier. À condition toutefois, en dehors de toute idéologie, de prendre la mesure de l’ensemble des coûts économiques bien sûr, mais aussi des risques sociaux et environnementaux de la filière : déforestation, utilisation massive de terres agricoles préalablement destinées à l’alimentation humaine, transports, etc.

Les avantages de l’électrolyse de sel

Dès lors que le chlore est recommandé, la solu­tion désinfectante chlorée fraîche réalisée par électrolyse est non seulement systématiquement applicable, mais en plus donne de meilleurs résul­tats. En effet, en l’absence de sous-produits dans sa composition, contrairement à l’eau de javel par exemple, son pouvoir d’oxydation de la matière organique n’en est que supérieur. Une meilleure efficacité qui permet également de préserver les installations, par des effets corrosifs moindres. Fabriquée sur place à base de sel et à la demande, dans les strictes quantités nécessaires à la désinfection des installations (bactéries libres et biofilm), doit pouvoir bénéficier du statut de « chimie verte » du fait d’une empreinte environnementale favorable sur l’ensemble de sa chaîne de valeur. D’autant plus qu’au-delà d’une meilleure efficacité et d’une diminution des besoins en maintenance des installations, elle est sans rejet et donc sans risque pour les utilisateurs.

De façon plus globale, il apparaît aujourd’hui qu’il n’existe pas de réponse unique et universelle aux enjeux du traitement des eaux, quels qu’ils soient, dans l’industrie. Et l’avenir réside sans doute dans l’association de plusieurs techniques de traitement pour exploiter le meilleur de chacune d’entre elles, et parvenir à l’équilibre recherché entre efficacité, environnement et coût. Pour plus d’informations https://bwt-eco-mx.fr/

Contenu proposé par BWT

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