Quotidien des Usines

La dentellerie Noyon licencie 55 salariés à Calais

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Le tribunal de commerce de Boulogne-sur-Mer a validé le nouveau plan social du dentelier Noyon. L’industriel basé à Calais (Pas-de-Calais) a obtenu l’autorisation de supprimer 55 de ses 237 emplois, tel que cela avait été annoncé en septembre dernier. Noyon peut poursuivre son activité jusqu’en mars 2017

La dentellerie Noyon licencie 55 salariés à Calais © DR

Mais comment sauver l’industrie de la dentelle à Calais ? Malgré sa renommée internationale, ses fabricants restent fragiles face à la concurrence asiatique. Une nouvelle fois, le dentelier Noyon, l’entreprise familiale basée à Calais (Pas-de-Calais) et fondée en 1919, doit faire face à un nouveau plan social, après ceux de 2008 et 2010. Validé par le Tribunal de Boulogne-sur-Mer, Il autorise Noyon à licencier 55 de ses 237 salariés. Ces suppressions de postes devraient être comblées par un plan de départs volontaires.

L’entreprise Noyon commercialise ses produits de hautes qualités auprès de 300 clients dans 40 pays. Mais depuis 2007, elle cumule les plans sociaux. Sur cette dernière décennie, l’entreprise calaisienne a perdu 220 emplois. A chaque fois, les syndicats soulignent que le départ de denteliers est une perte essentielle d’un savoir-faire précieux, accumulé durant des années d’expérience professionnelle.

3 millions d’euros de chiffres d’affaires en moins sur deux ans

Aucun dossier de proposition de reprise n’a été officiellement déposé. Pourtant, des discussions se poursuivent. L’industriel de la marque Sophie Hallette, le dentellier nordiste Holesco, déjà propriétaire de Codentel, ou encore le chinois Yongsheng n’ont pas caché leur intérêt pour l’entreprise.

Olivier Noyon, le Président Directeur Général de la dentellerie ne cache pas l’endettement cumulé de 9 millions d’euros de Noyon, à 90% fiscal et social. L’entreprise calaisienne qui fabrique de la dentelle pour la lingerie (70% de son activité), la haute couture et le prêt-à-porter situe son chiffre d’affaires à 15,5 millions d’euros en 2015, contre 18,3 millions d’euros en 2014. L’année 2016 devrait afficher une baisse de 10% par rapport à l’an dernier. Pour Noyon, il manque 3 millions d’euros de recette pour atteindre les 18 millions d’euros nécessaires pour couvrir l’ensemble de ses charges.

Dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, la chute de l’industrie textile de la dentelle est catastrophique. Ce secteur employait près de 20 000 emplois dans les années soixante contre seulement 1 500 aujourd’hui.

Francis Dudzinski

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