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L'Usine Auto

La défense de Carlos Ghosn "est bidon" selon l'ancien numéro 2 de Renault

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Vidéo Soupçonné de malversations financières et d'abus de confiance au Japon, Carlos Ghosn a dénoncé à plusieurs reprises un "complot" et une "trahison" de Nissan pour se défendre. Cette théorie, l'ancien directeur général de Renault n'y croit pas. Le 13 mars, sur le plateau de BFM Business, Patrick Pelata a qualifié de "bidon" la défense de son ancien PDG.

La défense de Carlos Ghosn est bidon selon l'ancien numéro 2 de Renault
Patrick Pelata a qualifié de "bidon" la défense de son ancien PDG. (Image d'archive) Crédits : Sébastien Millier
© DR

L’ancien directeur général du groupe Renault n’est pas tendre avec Carlos Ghosn. Mercredi 13 mars, sur le plateau de BFM Business, Patrick Pelata s’est exprimé sur l’affaire de malversations financières et d’abus de confiance dans laquelle l’ancien PDG est soupçonné au Japon. Pour l’ex-numéro 2 du constructeur automobile français, la défense de Carlos Ghosn est “bidon”.

“Toute l’histoire de la théorie du complot, c’est bidon”, a lancé Patrick Pelata. Il fait ainsi référence au premier entretien donné par Carlos Ghosn lorsqu’il était encore en détention. Le patron déchu avait alors dénoncé un “complot” et une “trahison” de Nissan pour le faire tomber et empêcher ses projets d’intégration plus poussée entre les partenaires de l’Alliance.

"La seule solution est d'arrêter net"

“Quand vous découvrez que vous avez un patron qui a fait tout ce qu'il a fait, la seule solution est d'arrêter net, juge l’ancien directeur général. Je regrette que Renault ne l'ait pas fait aussi vite parce je pense qu'ils avaient accès au dossier. Ils pouvaient regarder le dossier donc ils pouvaient voir à quel point il y avait besoin de s’en séparer.”

En décembre 2018, les avocats de Nissan avaient effectivement proposé à certains membres du conseil d’administration de Renault de consulter l’enquête interne de l’entreprise sur les éventuelles malversations financières de Carlos Ghosn. L’épisode avait suscité quelques tensions entre les deux entreprises. Thierry Bolloré, alors directeur général délégué de Renault, avait directement demandé au constructeur japonais d’arrêter de contacter le conseil d’administration.

Patrick Pelata, enfin, a salué le nouveau conseil opérationnel regroupant les dirigeants des trois entreprises pour chapeauter l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi. "Ils sortent de cette structure un peu corrompue ou plutôt qui a servi à faire des choses de corruption, a-t-il commenté. Ils repartent sur quelque chose de beaucoup plus simple : décision par consensus. On discute et on essaye de faire des choses ensemble ce qui était le début de l’alliance Renault Nissan et ça marchait très bien comme ça.”

Patrick Pelata, un "fusible" dans l'affaire de faux espionnage chez Renault

Depuis 2015, Patrick Pelata est le président-fondateur de Meta Consulting Group, une société de conseil basée à Paris. Il est également administrateur chez Orano, Safran et Vulog. En octobre 2018, à l’occasion du Mondial de l’Auto de Paris, le président de la République Emmanuel Macron lui a confié la rédaction d’un rapport sur la voiture autonome et les nouvelles mobilités.

L’ancien directeur général avait quitté le groupe Renault en avril 2011, à la suite de l’affaire de faux espionnage dans laquelle il a souvent été décrit comme un fusible. Petit rappel des faits : en janvier 2011, plusieurs cadres du groupe avaient été mis à pied pour soupçons de corruption et d’espionnage industriel sur le programme de voitures électriques de Renault. Quelques semaines plus tard, le dossier contre les salariés s'est avéré infondé et décrit comme une possible escroquerie visant à tromper Renault.

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2 commentaires

Nom profil

16/03/2019 - 11h07 -

Eh voilà que le premier commentaire est clair comme l'eau de roche...le justiciable malheureux est victime dune cabale et toute l’affaire est bidon bien sur...avec l'avion de l'entreprise il venait du Liban car Renault-Nissan y avait un avenir plus que prometteur avec usines et déploiement exponentiel prévu sur tout le moyen orient, Syrie d'abord, Irak, Iran Turquie et Yémen... que du business agressif et super concurrentiel à inquiéter tous les constructeurs auto. Monsieur Pelata ne perd rien pour attendre. Passons de la menace aux actes comme monsieur shooby.
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Nom profil

15/03/2019 - 14h57 -

Que cet individus ne fanfaronne pas trop, il pourrait faire partie des prochains visés par "l'affaire", et là, on verra qui est le plus bidon des deux ;) De toute façon, ce qui est bidon dans cette affaire, c'est l'affaire elle-même : même le procureur à fait un deal surprenant à Ghosn : le relâcher s'il faisait des aveux ! Preuve s'il en a qu'il n'a rien, car il aurait quelque chose, il l'inculperait, au lieu de lui proposer ceci. Hiroto Saikawa a lancé des boules puantes car il savait que si Ghosn venait au japon ce jour là, c'est pour le virer, or il ne voulait pas partir. Le problème est qu'il avait oublié que les boules puantes, ça "odorise" dans tous les sens ... et qu'il allait aussi être arroser. Et dans toute cette histoire, c'est le code d'honneur du Bushido qui perd des points
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