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L'Usine de l'Energie

La déclaration d'amour de Manuel Valls au nucléaire et à Areva

Ludovic Dupin , , ,

Publié le

Interrogé à l’Assemblée Nationale sur les pertes d’Areva, Manuel Valls affirme que le groupe doit se rapprocher d’EDF pour renouer avec la croissance et assure que la France est fière de sa filière de l’atome.

La déclaration d'amour de Manuel Valls au nucléaire et à Areva © Capture vidéo Dailymotion

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

Après les grands patrons attachés au redressement d’un Areva en grande difficulté financière, c’est au tour de Manuel Valls, devant l’Assemblée Nationale ce 4 mars, d’affirmer son désir de voir le fleuron de l’atome se relever et son attachement à la filière nucléaire. Interrogé lors des questions au gouvernement sur les 5 milliards d’euros de perte du groupe et sur son nouveau plan stratégique, le Premier ministre assure entendre "les inquiétudes sourdes des salariés et les comprendre." Il précise que "l’Etat a pour le nucléaire français une ambition et entend bien se faire entendre."

Pour résoudre le problème de l’entreprise et de la filière nucléaire en général, il avance deux axes de travail. Premièrement, "les grands groupes du nucléaire doivent oublier les querelles du passé, qui nous ont coûté très cher. EDF et Areva doivent travailler ensemble le plus étroitement possible." En cela, il appuie les déclarations de son ministre de l’Economie, Emmanuel Macron, qui affirmait quelques heures plus tôt qu’"une réorganisation profonde, une refonte, du partenariat historique de ces deux groupes" est nécessaire et que le rapprochement pourrait être "capitalistique". Manuel Valls précise d’ailleurs qu'"Emmanuel Macron et Ségolène Royal [ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, ndlr] étudieront dans les semaines à venir les propositions EDF et Areva en vue de la refondation de la filière."

Une filière d’avenir

Deuxièmement, il affirme qu’"Areva, remis sur pied, devra se concentrer sur le chantier de Flamanville 3 et sur le grand carénage en cours de construction". Ce grand carénage consiste à investir dans le parc de réacteurs existants pour prolonger leur durée de vie au-delà de 40 ans. Un chantier de 55 milliards d’euros selon EDF. Il doit être préalablement autorisé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN).  Manuel Valls n’oublie pas non plus l’international, et plus particulièrement la Chine où les opportunités sont importantes pour Areva.

Pour conclure son intervention, Manuel Valls a réitèré tout son soutien à la filière nucléaire, sous un mélange d’ovations et de sifflets de l’Hémicycle. "Le gouvernement est mobilisé pour Areva (…). Le nucléaire est une filière d’avenir. C’est un enjeu fondamental de souveraineté et pour la lutte contre le changement climatique, a-t-il lancé. La France est fière de ses 2500 entreprises [du nucléaire] et des salariés d'Areva que l'on ne laissera pas tomber."

Auparavant, à la sortie du Conseil des ministres, Ségolène Royal apportait également son soutien à l’entreprise : "Je fais toute confiance à ces dirigeants [d’Areva] pour projeter la France vers le futur. Il s'agit aussi de créer des champions français de l'énergie. La nouvelle loi de transition énergétique leur donne un cadre sécurisant, stable pour pouvoir investir non seulement dans le nucléaire mais aussi dans les énergies renouvelables, dans les services liés à la performance énergétique."

Ludovic Dupin

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3 commentaires

Nom profil

10/03/2015 - 10h21 -

Avec Manuel Valls on a pris l’habitude d’entendre l’expression « déclaration d’amour » qui a fait son entrée dans le champ du la politique. Que manuel Valls affirme son amour pour le nucléaire n’est pas de nature à le faire aimer par les écologistes, qui n’ont jamais cessé de s’y opposer, alors pourtant qu’il pourrait être une réponse au problème du réchauffement climatique.
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Nom profil

09/03/2015 - 09h50 -

Ceci n'est rien à côté des renouvelables. Les chiffres pour ceux-ci sont considérables et ce n'est pas fini : subventions françaises, européennes, crédit d'impôts, etc.
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Nom profil

04/03/2015 - 18h39 -

Encore un secteur gavé d'argent public et géré n'importe comment... incapables !
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