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Quotidien des Usines

La décision de la reprise de FagorBrandt pourrait être reportée une quatrième fois

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Publié le , mis à jour le 27/03/2014 À 18H00

Actualisé à 18h: le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) a mis en délibéré jusqu'à vendredi 28 mars à 14h sa décision concernant l'offre de reprise de FagorBrandt. L'algérien Cevital négocie toujours auprès de la justice espagnole la reprise des marques de FagorBrandt, condition sine qua non au sauvetage de 1 200 à 1 400 emplois en France.

La décision de la reprise de FagorBrandt pourrait être reportée une quatrième fois © D.R.

[ACTUALISATION] Le tribunal de commerce de Nanterre a décidé de mettre en délibéré sa décision concernant l'offre de reprise de Fagorbrandt jusqu'à vendredi 28 mars à 14h. 

Le tribunal de commerce de Nanterre (Hauts-de-Seine) pourrait décider aujourd'hui de reporter une quatrième fois l'examen du dossier FagorBrandt, en redressement judiciaire depuis novembre, afin de laisser au repreneur algérien Cevital, potentiellement repreneur de 1 200 emplois sur 1 800, un dernier délai pour racheter les marques du groupe d'électroménager.

L'administratrice judiciaire de FagorBrandt, Hélène Bourbouloux, a annoncé mercredi 26 mars aux élus du comité central d'entreprise (CCE) qu'elle demanderait au tribunal d'attendre jusqu'au 10 avril pour statuer sur le sort de l'entreprise.

Deux offres pour les usines vendéennes

Cevital propose 25 millions d'euros au groupe espagnol Fagor pour acquérir les marques (Brandt, Vedette, Sauter, De Dietrich...). Cette somme a été jugée insuffisante par le tribunal de commerce de San Sebastian, en Espagne, qui a rejeté le 14 mars la proposition du groupe algérien, renchérissant la valeur de ces marques à 35 millions d'euros. Cevital a déposé mardi un recours en Espagne.

Son issue est en principe attendue entre le 7 et le 11 avril, selon Christian Legay, représentant de la CFE-CGC chez Fagorbrandt. "L'administratrice a dit que nous avions la trésorerie suffisante jusqu'au 10 avril", rapporte de son côté Philippe Breger, de la CGT. Pour autant, les usines sont à l'arrêt depuis le 17 mars.

Deux autres offres portent sur les usines d'Aizenay et la Roche-sur-Yon, en Vendée, que Cevital n'entend pas conserver. Elles permettraient de sauver 150 à 200 emplois de plus. L'une émane du mayennais Variance, et l'autre de New Deal Conversion, qui prévoit de reconvertir le site d'Aizenay dans la déconstruction de voitures. Mais ces projets dépendent du succès de Cevital, et donc de l'obtention des marques. 

Emmanuel Guimard

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