La croissance américaine révisée à +1,9% au 1er trimestre

par Lucia Mutikani

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WASHINGTON (Reuters) - La croissance économique aux Etats-Unis a été révisée en légère hausse au premier trimestre, pour prendre en compte une accélération du restockage et un ralentissement des importations, mais elle reste sans relief, selon l'estimation définitive publiée vendredi.

Le produit intérieur brut (PIB) a progressé de 1,9% en rythme annuel, a annoncé le département américain du Commerce, contre 1,8% en deuxième estimation. Ce chiffre final est conforme aux attentes des économistes.

Cette révision à la hausse a dopé les futures sur les indices de Wall Street, qui ont accentué leur gains, portés également par la progression supérieure aux attentes des commandes de biens durables en mai.

Au quatrième trimestre 2010, la croissance du PIB était de 3,1%.

Outre une accumulation des stocks plus importante que prévu et un ralentissement des importations, la croissance du premier trimestre s'est appuyée sur un fléchissement moins marqué de la construction résidentielle.

Les stocks des entreprises ont progressé de 55,7 milliards de dollars, contre 52,2 milliards précédemment annoncés. Cette variation a permis d'ajouter 1,31 point de pourcentage à la croissance du PIB.

L'investissement des entreprises a lui progressé de 2,0%, révisé de 3,4%, en raison de dépenses moins importantes que prévu de biens d'équipements et de logiciels.

La consommation des ménages, qui représente les deux tiers de l'activité aux Etats-Unis, a elle été confirmée par rapport à la précédente estimation, en hausse de 2,2% sur le trimestre.

Quant aux importations, elles ont grimpé de 5,1% contre 7,5% selon la précédente estimation.

L'indice des prix à la consommation de base ("core"), très surveillé par la Réserve fédérale, a augmenté de 1,6%, soit son plus fort rythme depuis le quatrième trimestre 2009 (révisé de 1,4%).

Selon une enquête Reuters publiée la semaine dernière, les économistes interrogés jugent que l'horizon de l'économie américaine s'obscurcit et s'attendent désormais à ce que la croissance du PIB au deuxième trimestre n'atteigne que de 2,5% en rythme annualisé, contre 3,3% dans l'étude menée le mois dernier.

Wilfrid Exbrayat et Jean Décotte pour le service français, édité par Nicolas Delame

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