La croisière ne s'amuse plus, le Covid-19 freine l’élan des constructeurs de paquebots

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Avec le gel des croisières, le constructeur allemand de navires Meyer Werft fait état de perspectives alarmantes et entrevoit une baisse de 40 % de son activité. Les Chantiers de l’Atlantique, à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), ne signalent aucune annulation de commandes à ce stade. Le lent redémarrage du tourisme retardera la signature de nouvelles commandes et la confirmation des options.

La croisière ne s'amuse plus, le Covid-19 freine l’élan des constructeurs de paquebots
Le Celebrity Apex est toujours à quai aux Chantiers de l'Atlantique, beaucoup de ses membres d'équipage ayant été contaminés au Covid-19.
© Bernard Biger – Chantiers de l’Atlantique

L’arrêt total des paquebots de croisière ne sera pas sans conséquences sur les trois industriels de la construction navale : l’italien Fincantieri, le français Chantiers de l’Atlantique et l’allemand Meyer Werft. Ce dernier a récemment dressé un sombre tableau des perspectives s'offrant à lui et au secteur dans son ensemble. Dans une vidéo adressée la semaine dernière aux salariés de ses trois chantiers navals, Bernard Meyer, son président, estimait qu’il faudra attendre 2030 avant que le marché de la croisière ne revienne au niveau de ce qu’il était en 2019.

Pour le dirigeant allemand, la crise actuelle est sans commune mesure avec celle du choc pétrolier de 1973 qui avait touché les tankers ou encore avec celle du 11 septembre 2001. Là, dit-il, c’est la totalité des 400 paquebots qui sont à l’arrêt. Seulement 50 à 75 % de la flotte de croisière mondiale reprendrait ses activités d'ici la fin de l'année, a précisé Thomas Weigend, le directeur général, dans la même vidéo, ce qui ne manquera pas d’entraîner, chez les armateurs, des pertes massives en 2020. Cela aura pour effet de retarder les commandes, de créer un marché des paquebots d’occasion et de placer ainsi l’ensemble des chantiers dans une situation de forte surcapacité.

Suppression d'emplois

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