LA CRISE ? LA FAUTE AU COÛT DU TRAVAIL ALLEMAND

La critique est d'une rare violence. Elle vient de la très sérieuse Organisation internationale du travail (OIT). Dans son rapport annuel, ses experts accusent la politique de modération salariale menée par l'Allemagne depuis 2003 d'être la « cause structurelle » de la crise de la zone euro. En comprimant les salaires chez eux, les industriels allemands ont gagné des parts de marché au détriment de leurs concurrents d'Europe du Sud. « La croissance économique de ces pays s'est retrouvée sous pression, avec des conséquences néfastes pour leurs finances publiques », assure l'OIT. Plus grave, ces pays en crise n'ont pas pu utiliser le moteur des exportations puisque la demande intérieure allemande était elle-même ralentie. Plutôt que d'aligner les salaires européens vers le bas, elle défend une augmentation de la productivité dans les services allemands, où les bas salaires sont les plus nombreux. Une sortie par le haut qui « aurait des effets d'entraînement sur tout le reste de l'Europe ».

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