La crise de l'oeuf touche même les gros producteurs

Après la destruction de centaines de milliers d'oeufs en trois jours, les aviculteurs bretons pourraient bien être contraints d'exécuter des dizaines de milliers de poules pondeuses pour faire face à la surproduction d'oeufs en Europe et à la baisse des prix.

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La crise de l'oeuf touche même les gros producteurs

Le 8 août, pour la troisième soirée consécutive, des dizaines d'éleveurs de poules pondeuses ont procédé à la destruction d'une centaine de milliers d'oeufs. Après Ploumagoar (Côtes d'Armor) et Carhaix (Finistère), c'est cette fois devant le centre des impôts de Morlaix (Finistère), qu'ils ont décidé de mener leur action coup de poing.

"Il nous manque la moitié du coût de revient", s'inquiète un éleveur en colère sur i>Télé. "On nous achète nos oeufs 60 centimes (le kilo d’œufs, ndlr), alors qu'il nous faudrait 1 euro ou 1,10 euro" pour rentrer dans (nos) coûts, assure-t-il.

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Chaque nuit, le collectif d'aviculteurs entend continuer de casser 100 000 oeufs sur la voie publique à travers la Bretagne, ce qui correspond aux 5 % de surproduction quotidienne française selon eux.

"Toute l’Europe s’est remise à produire en même temps sur des quantités un petit peu supérieures à ce qu'il pouvait y avoir en 2012. Si bien qu'aujourd'hui nous nous retrouvons légèrement en surproduction", témoigne Benoît Geslin, des Oeufs Geslin, l'un des principaux producteurs d'oeufs et d'ovoproduits français, dans le reportage.

Et d'évoquer une mesure draconienne pour faire face à la surproduction : "Nous allons abattre la semaine prochaine 65 000 poules pondeuses, soit 22 % de notre production".

La faute aux importants investissements consentis par les producteurs pour se mettre en conformité avec la directive européenne sur le bien-être des poules pondeuses, entrée en vigueur en janvier 2012. Après des mois de pénurie d'oeufs en 2012 ayant désorganisé la filière, tous les producteurs européens se sont mis à reproduire massivement.

Une surproduction qui fait désormais baisser les prix et met à mal petits et gros producteurs, asphyxiés par un coût de revient trop élevé.

Les autorités n'ont pas encore réagi à ces différentes actions.

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