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La crise de l'euro dope le secteur du luxe

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La crise de l’euro n’est pas néfaste pour tous les secteurs. Outre l'aéronautique, le monde du luxe en profite.

La crise de l'euro dope le secteur du luxe

Le « made in France » est dans toutes les bouches actuellement. Et les dernières analyses du groupe HSBC sur le secteur du luxe devraient jouer en sa faveur.  En effet, depuis le début de la crise grecque, les grands noms de la couture, du parfum et de la bijouterie voient leurs finances s’améliorer. A cela, une cause : leur production locale.

En effet, les grandes marques produisent en grande partie en France ou en Europe et vendent majoritairement hors de la zone euro. Avec profit quand le dollar reprend de la vigueur. Une analyse partagée par l’expert du cabinet Xerfi, Alexander Law. « Pour les exportateurs, c’est du pain béni. Le luxe, secteur dans lequel on produit en France pour vendre en dollars bénéficie évidemment de cette crise. »

Le yen aussi

De LVMH (propriétaire de Louis Vuitton entre autres), au joaillier Bulgari en passant par la marque Gucci, tous les acteurs leader dans le secteur sortent gagnants de cette crise. En tête du classement se placent la marque Luxottica (lunettes), dont la majorité des ventes se fait aux Etats-Unis, et les cognacs Hennessy et Rémy Cointreau. Ces derniers profitent d'ailleurs à plein de cette dépréciation de l'euro, la désaffection des européens pour le cognac est largement contrebalancée par les consommateurs chinois et américains qui en raffolent note les analystes de l'étude

D’autres marques de luxe bénéficient non pas du dollar, mais de la hausse du yen par rapport à l’euro, à l’instar d’Hermès et de Bulgari, toutes deux très implantées sur le marché japonais. « Le rebond du yen face à l'euro a été si violent, que la plupart des marques ont baissé leurs prix au Japon à la fin 2009. Mais la hausse de la devise a été plus forte que la baisse des prix, ce qui devrait se traduire de façon positive dans les résultats », précise les analystes.

Pourtant, certains segments du secteur semblent moins bien réagir. A commencer par les horlogers suisses, comme Swatch et Richemont,  produisent hors zone euro. En effet, le franc suisse, perçu comme la monnaie la plus stable du monde, a fait l’objet d’importants mouvements d’achats refuge face à la crise de l’euro.
 

A contrario, mécaniquement, ceux qui fabriquent dans les zones à bas coûts, hors zone euro, comme la Chine, sont de facto pénalisés. Un argument pour relocaliser. D'autant plus que la monnaie européenne n'en finit pas de chuter. A la clôture de la bourse de Paris, l'euro valait 1,23 dollars.
 

 

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