L'Usine Energie

La course contre la montre des syndicats pour éviter la fermeture de Fessenheim

Ludovic Dupin ,

Publié le

Les élus du comité central d'entreprise d'EDF doivent rendre prochainement leur avis sur la fermeture de Fessenheim. Afin de retarder cette échéance, ces derniers ont décidé de demander plusieurs expertises.

La course contre la montre des syndicats pour éviter la fermeture de Fessenheim © AFP/LAGAZETA

Les syndicats d’EDF ne se résignent toujours pas à la fermeture programmée de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) voulue par le gouvernement. Aussi, à l’occasion d’un comité central d’entreprise qui s’est réuni le mercredi 14 septembre, "les élus du personnel réaffirment leur incompréhension d’une annonce de fermeture anticipée d’une usine en France qui ne reposerait sur aucun fondement technique et qui aurait des conséquences économiques, sociales et environnementales désastreuses", peut-on lire dans un communiqué.  

"Le CCE a décidé la réalisation de trois expertises qui lui permettront de disposer de l’information indispensable à rendre un avis éclairé et a demandé le temps nécessaire à traiter ce dossier avec tout le sérieux qu’il mérite", ajoutent les élus. Il s’agit de saisir des cabinets indépendants pour analyser les conséquences techniques, économiques et sociales de la fermeture de Fessenheim. L’intérêt de ces études est aussi de gagner du temps.

Profiter de la campagne

Alors que le gouvernement et la direction de l’électricien se sont entendus sur une première indemnité de 400 millions d’euros pour la mise à l’arrêt les deux réacteurs de la plus vieille centrale de France, le CCE est invité à rendre son avis sur la fermeture d’ici la fin octobre. Mais le lancement de ces expertises va permettre de reculer significativement cette échéance. L’enjeu est de faire entrer le cas de Fessenheim dans les débats de la campagne présidentielle, voire de repousser toute décision jusqu’après l’élection où une alternance politique pourrait changer la donne.

Promise lors de la campagne présidentielle de 2012 par François Hollande, la fermeture de la centrale de Fessenheim a vu sa date plusieurs fois repoussée. Désormais, elle devrait fermer ses portes en 2018 quand l’EPR en construction à Flamanville (Manche) démarrera. Cela permettra de respecter le plafonnement de la puissance nucléaire installée en France, comme imposé par la loi de transition énergétique.

Ludovic Dupin

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