La COP21 prend son envol, sur fond d'inquiétude

Le grand raout organisé au Palais de l’Elysée a marqué le lancement officiel de la COP21 qui aura lieu dans 81 jours. Cela laisse peu de temps pour trouver un accord solide.

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François Hollande - Crédits : compte Twitter de Patrick Kanner, ministre de la ville

Avec le slogan "En avant la COP21" et son hashtag #GOCOP21, les festivités ont été officiellement lancées en ce jeudi 10 septembre au Palais de l’Elysée. Dans une mise en scène rappelant les jeux télévisés, le timbre de la COP21 a été dévoilé en direct. Il est l’œuvre d’une jeune étudiante de l’Ecole supérieure d’art et de design de Saint-Etienne, Noémie Auzet. Le programme des festivités a été dévoilé avec un concert le 5 décembre sur les Champs-Elysées. Le spectacle Supernature 2015 a été créé par l’inusable Marc Cerrone.

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C’est aussi l’occasion de parler de la mobilisation de la société civile et notamment du monde culturel. D’évoquer les chiffres de l’évènement avec 70 000 places supplémentaires en bus et en train tous les jours, 40 000 participants, 1500 policiers, gendarmes et pompiers mobilisés, 3000 personnes recrutées, 3000 journalistes accrédités. Tout ce petit monde se retrouvera sur un espace de 180 000 m² au Bourget (Seine-Saint-Denis). Pour un budget de 170 millions d’euros.

Mais la fête ne sera complète que si un accord solide et contraignant est signé à l’issue de ces deux semaines de négociations. A écouter le Président de la République et ses ministres, on sent comme une pointe d’angoisse.

La COP21 est vitale
En ouverture de cette manifestation, le Premier ministre Manuel Valls a rappelé que "les sept premiers mois de l’année 2015 ont été les plus chauds jamais enregistrés à la surface du globe (…) Et les premières victimes sont les plus pauvres." Et d’ajouter qu’il faut "mettre de côté les préoccupation de court terme. La France a un rôle déterminant à jouer", notamment avec l’équipe France. Il a confirmé la fin de tout crédit pour les nouvelles centrales à charbon, non dotés de dispositifs de capture et de stockage de CO2.

Le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a dramatisé l’enjeu pour réveiller les consciences. L’adjectif qui convient le mieux pour définir la COP21 est "vital. Au sens propre c’est notre vie qui est en cause. (…) Plus tard, il sera trop tard. On a une chance. On n’a pas le droit d’échouer", rappelle-t-il avec gravité. "En affaiblissant la chaîne du vivant, nous nous affaiblissons", renchérit Ségolène Royal, la ministre de l’Ecologie pour qui "le coût de l’inaction est supérieur à l’action". Et Nicolas Hulot, l’envoyé spécial du Président pour le changement climatique, de citer une phrase qu’il a entendu récemment au Maroc : "A Paris, vous allez discuter de qui va mourir ou pas".

Une taxe sur les transactions financières en Europe
Pour conclure cette matinée, le Président de la République, a rappelé que "c’est sûrement la conférence la plus importante que notre pays n’a jamais reçu. Ce que nous déciderons à la fin de l’année, c’est pour les 20 ou 30 prochaines années". Il évoque des progrès et des inquiétudes à propos des négociations, et des contributions de chaque pays. Et le nerf de la guerre reste le financement qui inquiète François Hollande depuis plusieurs semaines. Pour trouver 100 milliards de dollars chaque année, il faut innover. Cela passe par "une taxe sur les transactions financières que prépare l’Europe", indique le Président. Et s’il croit en un accord, celui-ci ne sera pas une fin en soi, mais "un départ". A partir du sommet de Paris, la France présidera la COP21 pendant un an, jusqu’à la COP22 qui aura lieu fin 2016 au Maroc.


Olivier Cognasse

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