La contre-attaque industrielle de Jean-Luc Mélenchon

Ce mardi 24 janvier, le candidat du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon s'est livré à un véritable road-trip industriel en territoire de Belfort, avant de conclure sa journée par un grand meeting à Besançon. Une démarche organisée comme une réponse directe au Front national qui tente de séduire l'électorat ouvrier.

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La  contre-attaque industrielle de Jean-Luc Mélenchon

9h00 du matin. Jean-Luc Mélenchon répond à l'invitation qui lui a été faite par le syndicat CGT de PSA Sochaux… mais le rendez-vous, avec la cinquantaine de syndicalistes, se déroule devant une usine vide. A l'annonce de sa visite, la direction a décrété une journée de chômage technique.

Pour le candidat du Front de Gauche, c'est alors un boulevard pour se lancer dans une attaque en règle du patronat. "N'est-ce pas extraordinaire de voir les puissants prendre peur des mots ?", lance-t-il. Puis de dénoncer "la responsabilité de ceux qui trahissent la patrie ! Qui captent des aides pour faire de la délocalisation !"

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Mais très vite il enchaine sur le fil rouge de sa journée : "Le Front national est une honte pour les ouvriers. C'est une maladie honteuse qu'il faut soigner par les anticorps de la fraternité", assène-t-il. "Le FN sont les chiens de garde du capitalisme, ils vous trompent et vous asservissent."

Ces mêmes thèmes, il les resservira toute la journée : lors de deux débats sur l'industrie française, puis en déjeunant avec des ouvriers d'Alstom dans le restaurant d'entreprises à Belfort. Enfin, en visitant un atelier de fabrication de turbines dans l'usine d'Alstom, à Belfort également.

Et apparemment, ce thème anti-FN plait. Pour Bruno Lemerle par exemple, secrétaire général CGT de PSA Sochaux : "Le FN contribue à diviser les ouvriers. Mais nous récusons tout soutien de Marine Lepen !" Bertrand Chevalier, adjoint au maire de Belfort, membre du parti communiste, reprend : "Nous ne laisserons pas le Front National envahir nos usines et nos quartiers".

Un manque de vision du patronnat

Le candidat a aussi parlé de son programme industriel : "Il va coûter de nombreux milliards d'euros mais il en rapportera encore plus aux caisses de l'Etat et aux poches des salariés" lance-t-il. Il s'appuie pour cela sur la planification écologique. "C'est parce que l'on a une conscience écologique que l'on va réindustrialiser la France. Quel sens cela a-t-il de produire des scooters en Chine pour les ramener en France ?", ajoute-t-il. "Nous serons la grande industrie du XXIe siècle, une industrie écologique et sociale !"

Sur le site d'Alstom, Jean-Luc Mélenchon continue sur sa lancée : "Le capitalisme financier ne sait pas prévoir ! Ils vous ont bien eu avec le coeur de métier. Vous en avez bouffé chez Alstom du cœur de métier !", lance-t-il à des salariés du groupe qui approuvent. Référence en particulier au risque de fermeture d'un atelier d'ailettes délocalisé en Pologne, en Suisse et au Mexique. 100 emplois seraient ainsi menacés.

Le manque de vision du patronat, selon le candidat Jean-Luc Mélenchon, concerne aussi bien l'ouvrier que l'ingénieur : "C'est une classe efficace qui voient le bazar que l'on fait avec ses bonnes idées."

Cette tournée industrielle se termine dans un face à face entre le candidat Mélenchon et Jacques Rambur, secrétaire général de la CGT sur l'usine Alstom de Belfort. Il explique qu'il a fallu mettre la pression à la direction pour qu'un candidat entre dans les ateliers de l'Usine d'Alstom. Il lance : "Nous avons gagné la bataille des médias, il faut maintenant gagner la bataille des emplois !"

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