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La contestation gagne l’industrie en Tunisie

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La situation qui ne cesse de se tendre en Tunisie commence à toucher les entreprises françaises qui y sont implantées.

La contestation gagne l’industrie en Tunisie © AFP PHOTO / FETHI BELAID

Hier encore, Patrick Guerinel, le directeur commercial de BSE-electronic, un sous-traitant spécialisé dans l’électronique assurait que « les événements qui se déroulent en Tunisie n’ont aucun impact sur notre activité ».

Mais la situation évolue très vite. « Le directeur industriel de notre site tunisien se voulait rassurant hier matin, indiquant que les échauffourées étaient très localisées, confirme Grégory Malherbe, DG adjoint du groupe GMD, en charge du pôle tôlerie et intégration, mais dès l’après-midi les informations que nous avions étaient d’une toute autre teneur. » Le directeur industriel a préféré accélérer son retour en France.

Le couvre-feu  instauré hier dans le pays a incité les entreprises à fermer plus tôt, afin que les employés n’aient pas de problème pour rentrer chez eux. « On a pris la décision dès hier de fermer à 15h au lieu de 21h », indique un industriel.

Par ailleurs l’annonce d’une grève générale  dans les services publics demain risque d’avoir un impact direct sur l’activité économique des entreprises. Certaines indiquent qu’elles elles ont fermé dès aujourd’hui et ce jusqu’à lundi, faute de transport...

D’autres, comme l’unité tunisienne de GMD ont demandé à leurs salariés de ne pas venir demain, vendredi 14 janvier. « Nous préférons que les gens restent chez eux, à l’abri », explique Grégory Malherbe.

Outre la protection du personnel, l’entreprise espère également protéger son outil d’éventuelles dégradations. « S’il n’y a que 10% des entreprises qui travaillent alors que toutes les autres sont en grève, cela ferait une trop belle cible pour les gens qui veulent casser », analyse le directeur général adjoint de GMD.

La crainte pour toutes ses entreprises ? Plus qu’une propagation du mouvement gréviste à leur propre entreprise, c’est la paralysie de système économique (transport, douane), qui effraie.

De son côté GMD étudie déjà des pistes pour pouvoir continuer à livrer ses clients en cas de poursuite des blocage dans le pays. Comme le report de la production sur d’autres filiales du groupe par exemple. « Mais ce n’est pas simple, confie le directeur général adjoint, on n’a pas forcément les équipements appropriés ni le personnel formé à ce type de production. »


 

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