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L'Usine Santé

La confiance retrouvée dans les médicaments… mais pas dans les vaccins

Gaëlle Fleitour ,

Publié le

Si l’industrie pharmaceutique voit son capital confiance progresser, elle est toujours jugée peu éthique selon un sondage présenté jeudi. Et peine encore à rassurer sur les bénéfices-risques des vaccins, en pleine polémique.

La confiance retrouvée dans les médicaments… mais pas dans les vaccins © Armin Kübelbeck - wikimedia commons

Un sondage plutôt rassurant pour l’industrie pharmaceutique, moins pour la santé publique. Selon l’Observatoire sociétal du médicament 2015 – une enquête réalisée par Ipsos en mars dernier auprès de 1 010 Français, à la demande du syndicat des entreprises du médicament (Leem) -, 85% des sondés estiment faire confiance aux médicaments. Soit dix points de plus que l’an dernier, dans une année assombrie par les "affaires" et livres à charge contre le secteur.

Un signe encourageant, d’autant que 48% des sondés déclarent prendre des médicaments tous les jours (hors pilule contraceptive). Mais si l’industrie pharmaceutique est considérée comme utile et à la pointe du progrès à plus de 80%, côté éthique, cela coince encore. Seulement 18% des sondés pense qu’elle est transparente, 28% honnête, 37% éthique, 45% respectueuse des patients… Le Leem entend donc poursuivre ses efforts de communication et de pédagogie pour mieux se faire connaître du grand public.

Le soutien de la ministre de la Santé sur les vaccins

Surtout, ce sont les chiffres concernant les vaccins qui suscitent l’inquiétude. "La confiance dans ces produits stagne à 71%, perturbée par les controverses régulières sur les bénéfices-risques des vaccins", observe Brice Teinturier, directeur général délégué Ipsos France. Un constat "d'autant plus préoccupant qu'il touche toutes les catégories sociales et démographiques". Alors qu’ils inspiraient encore 77% d’adhésion en 2013, les vaccins sont fragilisés par quelques attaques souvent controversées, comme cette pétition lancée le mois dernier sur internet par le professeur Joyeux, un cancérologue mettant en cause le vaccin pédiatrique Infanrix hexa du laboratoire anglais GSK. Une position alarmiste immédiatement réfutée par la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Ce 11 juin, un autre sondage tend néanmoins à relativiser l’impact de cette affaire. Selon Odoxa, qui a interrogé début juin 1 005 personnes pour le compte de France Inter, du Figaro et de la Mutuelle nationale des hospitaliers, 87% des sondés jugent les vaccins utiles, 81% efficaces, et 65% réfutent l'idée qu'ils seraient dangereux.

« Rassurer de manière responsable »

Le secteur sait qu’il doit néanmoins se mobiliser. "Le bénéfice est sans commune mesure avec le risque, insiste Patrick Errard, le président du Leem. Mourir à l’âge de trois ans d’une méningite, c’est inacceptable, contracter le tétanos ou la polyo en jardinant, c’est une hérésie. Et que dire du retour de la diphtérie ?". Après avoir publié une plateforme recensant des mesures visant à améliorer la couverture vaccinale en France, le syndicat a décidé d’aller à la rencontre des institutions et des médecins. Et promet désormais de "rassurer de manière responsable : le risque existe, nous l’assumons et les patients doivent le faire avec nous par le bon usage du médicament".

Gaëlle Feitour

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