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La confection textile renaît en Isère chez Outdoor INO-Fab

Aurélie Barbaux ,

Publié le

Made in France Benoît Laval, PDG du fabricant d’équipements de trail Raidlight, tente de relancer une confection textile made in France à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère), grâce au design.

La confection textile renaît en Isère chez Outdoor INO-Fab © Raidlight

Avec un bon design, il est encore possible de produire du textile en France. C’est en tout cas ce que va démontrer Benoît Laval, PDG de Raidlight-Vertical, un fabricant d’équipements pour le trail créé en 1999 à Saint-Pierre-de-Chartreuse (Isère). En janvier 2015, va débuter la confection d’une nouvelle gamme de la marque LazerDry (sac à dos ultraléger, tee-shirt, corsaire et chaussure) dans un nouvel atelier, Outdoor INO-Fab, lui aussi installé à Saint-Pierre-de-Chartreuse.

Pour débuter, deux salariés et trois machines de découpe et de couture laser, représentant un investissement de 67000 euros, financé pour partie par Raidlight, avec l’aide de l’État. Outdoor INO-Fab est l’aboutissement du projet ANT-Tex, pour Atelier Nouvelles Technologies Textiles, incubé par SPORALTEC, le cluster Rhônalpin sur l’innovation dans le sport et cofinancé par l'Etat.

Textile à 60% français

D’ici à 2019, l’atelier devrait avoir créé 10 emplois. Pas de production de masse. Outdoor INO-Fab devrait produire 2 000 pièces en 2015. "Mais grâce au design, qui optimise la confection en remplaçant notamment la couture par du collage laser sur des textiles techniques sourcés à 60 % en France, on arrive à des coûts de production équivalents à ceux pratiqué en Chine", explique Benoît Laval.

Et il sait de quoi il parle. Les 400 000 produits diffusés par an par Raidlight (35 salariés, 4,8 millions d’euros de chiffre d’affaires), sont fabriqués en Chine. "Mais nos clients nous demandent de plus en plus souvent pourquoi on ne peut pas fabriquer en France. Depuis 2008, on a donc commencé à y travailler", explique l’entrepreneur, ingénieur textile et marathonien. Un travail long. Car outre le design des produits, le sourcing, les partenariats, il a aussi fallu travailler sur le volet formation, avec des écoles de Grenoble, pour former à cette confection high-tech. Pour les chaussures, si la découpe et l’impression du textile se feront à Saint-Pierre de Chartreuse, la semelle et l’assemblage seront réalisés par un partenaire français, à Romans (Isère).

"L’idée est aussi d’ouvrir Outdoor INO-Fab à la sous-traitance", explique Benoît Laval. Des discussions sont entamées avec Citizen Sciences, la start-up qui a développé un tee-shirt connecté.

Aurélie Barbaux

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