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La concentration du ski pousse Salomon chez Amer Sports

Publié le

Le nouveau propriétaire de la marque savoyarde espère réaliser 40 millions d'économies d'ici à 2008.

Les regroupements dans le secteur du matériel de montagne s'accélèrent. Après le rachat du numéro 1 mondial du sport d'hiver Rossignol par l'américain Quiksilver, c'est au tour de son grand concurrent Salomon (matériels de skis et rollers), de changer de main. Le géant allemand Adidas vient en effet de céder la firme savoyarde, dont il était propriétaire depuis 1997, au finlandais Amer Sports pour 485 millions d'euros. Entré dans le prestigieux giron de la marque aux trois bandes en 1997, Salomon était en perte de vitesse depuis deux ans. Au 1er trimestre 2005, le fabricant de skis, qui emploie 2 769 salariés, dont 1 700 en France, a essuyé une perte de 26 millions d'euros malgré la suppression de 160 emplois dans l'usine de Rumilly (Haute-Savoie) et le transfert d'une partie de la production dans l'usine roumaine de Timisoara.

Dégager des synergies

La firme d'Annecy peut espérer recouvrer sa compétitivité grâce à la taille critique acquise avec le groupe finlandais : le nouvel ensemble, qui produira 1,6 million de paires de skis, dépassera son rival Rossignol. Mais l'acquéreur n'a pas encore révélé ses intentions quant à l'orga-nisation industrielle qu'il compte mettre en place. Le patron d'Amer, Roger Talermo, s'est contenté d'indiquer qu'il visait 40 millions d'euros d'économies d'ici à la fin de 2008, grâce aux réductions de coûts déjà engagées par Salomon, mais aussi en dégageant des synergies au niveau des achats, de la recherche et de la production.

Amer Sports réalise 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires et affiche un résultat opérationnel de 100 millions grâce aux marques de skis Atomic et Dynamic, ainsi qu'aux raquettes de Tennis Wilson. Ses positions dans les skis, très complémentaires de celles de Salomon (plutôt reconnu pour ses fixations et ses chaussures), militent pour un rapprochement « en douceur ». Pour les syndicats, le maintien par Amer de la production des skis Atomic en Autriche, pays d'origine de la marque, constitue un gage encourageant face aux menaces de délocalisation pesant sur la production française. Le mouvement amorcé par Adidas - en 2007, Salomon ne produira plus que 35 % de ses skis en France, contre 55 % actuellement - pourrait s'arrêter là.

Ces transferts de production vers les pays à bas coûts constituent pourtant la principale réponse des grands fabricants internationaux devant la dégradation du marché mondial. Les ventes de matériel de ski au cours de la saison 2003/2004 ont reculé de 3,2 % à 1, 54 milliard d'euros. La concurrence, de plus en plus tendue sur un marché étroit, pèse sur les prix et les marges : en un an, le prix moyen d'une paire de skis avec ses fixations a chuté de 12 % en France. Rossignol, qui a tenté de se prémunir des délocalisations, en automatisant ses lignes françaises d'usinage de skis afin de gagner en productivité, vient d'annoncer un changement de cap. A l'occasion du CE officialisant l'achat par Quiksilver, Yves Barnoud, le secrétaire général de la firme, a indiqué que la production de 137 000 paires de skis serait prochainement transférée vers l'usine espagnole de Barcelone.

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