La compétitivité au coeur de l'affrontement entre patronat et gouvernement

Le bras de fer entre le patronat et le gouvernement se poursuit sur le thème de la compétitivité, la présidente du Medef, évoquant une "immense déception" voire une "catastrophe".

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La compétitivité au coeur de l'affrontement entre patronat et gouvernement

Pour Laurence Parisot, les cotisations sociales de toutes les entreprises doivent être baissées massivement, qu'elles soient ou non exposées à la concurrence internationale.

Au gouvernement qui prévoit une "trajectoire de compétitivité", elle oppose toujours la nécessité d'un "choc", passant par un transfert rapide de dizaines de milliards d'euros de cotisations sociales des entreprises vers la population.

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Face à cette idée de "trajectoire", "pour être complètement rassuré, il faut connaître le rythme et le montant", a dit Laurence Parisot le 16 octobre lors d'une conférence de presse.

"Deux ans pour un montant de 30 milliards, ça nous semble quelque chose d'intéressant. Si c'est deux ans pour 10 milliards, c'est une catastrophe", a-t-elle ajouté. "Si c'est 50 milliards, trois ans peut être considéré."

Le gouvernement déclare qu'aucun chiffre n'est encore arrêté mais il écarte l'idée du "choc", qui signifie en pratique une nette hausse de la TVA et/ou de la contribution sociale généralisée (CSG), car il juge que l'impact sur la consommation tuerait l'espoir de reprise économique.

Comme les chefs d'entreprise, il attend la remise le 5 novembre du rapport sur la compétitivité de Louis Gallois, l'ancien PDG d'EADS, qui sera suivie d'un séminaire gouvernemental qui fixera un agenda de réformes.

"La déception des chefs d'entreprise serait immense si Louis Gallois ne préconisait pas un choc de compétitivité très significatif et à mettre en oeuvre très rapidement", a dit Laurence Parisot. "Et la déception serait plus douloureuse encore dans le cas où Louis Gallois nous rassurerait et si le gouvernement ne suivait pas les préconisations du rapport Gallois."

Selon le Medef, "la baisse de charges doit être générale car la chute de compétitivité concerne toute notre économie, tous les secteurs sont touchés", a dit Laurence Parisot.

Un partie du gouvernement considère au contraire que les entreprises réellement exposées à la concurrence internationale, soit seulement un quart d'entre elles, devraient être particulièrement aidées.

Quant à distinguer entre industrie et services, "la chaîne économique est tellement mêlée que dans chaque service ou dans chaque produit, il y a à la fois du service et de l'industrie", a dit Laurence Parisot.

Le Medef plaide aussi pour qu'une baisse des cotisations patronales soit accompagnée d'une baisse des cotisations payées par les salariés afin de relever leur salaire net.

(avec Reuters, Jean-Baptiste Vey)

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