La commercialisation d'Ariane 6 entre dans le vif du sujet

Alors que les premières pièces du futur lanceur européen sortent d'usine, Arianespace reçoit de nombreuses marques d'intérêt de la part de ses clients.

Partager
TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

La commercialisation d'Ariane 6 entre dans le vif du sujet
Ariane 6 doit effectuer son premier vol en 2020.

Va-t-il falloir mettre aux enchères le premier tir d’Ariane 6 prévu à l'été 2020? Le PDG d’Arianespace Stéphane Israël évoquait l’hypothèse sous forme de boutade pour souligner les très nombreuses marques d'intérêt des opérateurs de lancement pour la future fusée européenne. Le dirigeant d’Arianespace s’exprimait en marge du salon World Satellite Business Week qui réunit plus d'un millier d'experts de l'industrie spatiale à Paris du 11 au 14 septembre. La commercialisation du lanceur entre dans le vif du sujet.

Ariane6 postionnée sur les constellations de satellites

"Nous avons reçu plus d'une soixantaine de personnes pour l'Ariane 6 users'Club qui s'est tenu aux Mureaux et à Vernon jeudi et vendredi dernier. Nous leur avons montré physiquement l'avancement du programme. Et mesurer leur intérêt pour Ariane 6", a précisé le dirigeant. Les discussions portent notamment sur la mise en orbite de constellations de satellites pour des services Internet haut débit, prestation rendue possible car Ariane 6 sera équipée d'un moteur réallumable.

Avec des coûts de fabrication réduits de 40% par rapport à Ariane 5, la fusée européenne est le dernier va-tout de l’Europe spatiale pour contrer les nouveaux entrants américains (SpaceX, Blue Origin) mais également la concurrence qui s’affirme de la part de la Chine et de l’Inde. Arianespace s'estime toutefois handicapée dans cette compétition internationale soulignant que ses concurrents bénéficient d'un marché institutionnel fort et captif.

Le soutien institutionnel

"Plus des 2/3 de notre carnet de commandes en valeur est fait vers des clients export et 1/3 vers les institutions européennes… Notre principal compétiteur (SpaceX, ndlr) a exactement la même caractéristique mais inversée. C’est une différence majeure. C’est pourquoi avec Ariane 6, il est absolument fondamental pour Arianespace de pouvoir compter sur un engagement des clients européens. Il ne peut pas avoir dans la durée de lanceur garanti si nous n’avons pas cet ancrage institutionnel", a alerté le PDG de l'opérateur européen. La société espère toujours l’engagement de l’Europe derrière son lanceur. A savoir la garantie de bénéficier d’une commande de la part des acteurs institutionnels (agences européennes, pays membres de l'ESA, ministères européens de la défense...) de cinq tirs d’Ariane et deux tir de Vega par an.

53 lancements en carnet de commandes

Par ailleurs, Stéphane Israël, également directeur des programmes de lanceurs civils d’Ariane Group s’est dit confiant quand à l’industrialisation d'Ariane 6: "Dans les usines, on industrialise les premières pièces. (…) Le programme matériellement avance très bien".

En attendant Ariane 6, Ariane 5 continue de faire les beaux jours de l’Europe spatiale avec 80 succès d'affilée. Le tir avorté du 6 septembre devrait être reproduit dès le 29 septembre sans qu'il y ait d’effet domino sur le reste du calendrier des tirs.

Arianespace a 53 lancements à réaliser (17 Ariane 5, 27 Soyouz et neuf Vega). La société vient d'annoncer le gain de deux nouveaux contrats décrochés auprès de l’opérateur de météorologie Eumetsat. De quoi porter son carnet de commande à 4,7 milliards d’euros.

0 Commentaire

La commercialisation d'Ariane 6 entre dans le vif du sujet

Tous les champs sont obligatoires

Votre email ne sera pas publié

Sujets associés

NEWSLETTER Aéro et Défense

Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes...

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

LES ÉVÉNEMENTS L’USINE NOUVELLE

LES PODCASTS

La mobilité de demain selon Clotide Delbos et Christel Bories

La mobilité de demain selon Clotide Delbos et Christel Bories

Lors des Assises de l'industrie 2021 organisées par L'Usine Nouvelle, Clotilde Delbos, directrice générale adjointe de Renault et DG de Mobilize (marque du groupe au losange) et Christel Bories,...

Écouter cet épisode

Une bête curieuse

Une bête curieuse

Dans cet épisode d'Industry Story, Guillaume Dessaix nous raconte le parcours de Temple Grandin.  Autiste, experte en psychologie des animaux, ingénieure, chef d’entreprise... Temple Grandin...

Écouter cet épisode

François Alu, danseur... et coach en entreprise

François Alu, danseur... et coach en entreprise

Dans le nouveau podcast Inspiration, François Alu, premier danseur de ballet de l'Opéra de Paris répond aux questions de Christophe Bys. Une interview réalisée à l'occasion...

Écouter cet épisode

L'innovation selon le patron de Valeo

L'innovation selon le patron de Valeo

Jacques Aschenbroich, le PDG de Valeo, était présent aux Assises de l'Industrie organisées par L'Usine Nouvelle. Le dirigeant du groupe français, spécialiste des systèmes...

Écouter cet épisode

Tous les podcasts

LES SERVICES DE L’USINE NOUVELLE

Trouvez les entreprises industrielles qui recrutent des talents

LE CNAM

Ingénieur chef de projet bâtiment H/F

LE CNAM - 30/11/2021 - CDD - PARIS

+ 550 offres d’emploi

Tout voir
Proposé par

ARTICLES LES PLUS LUS