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La commande de navires divise les actionnaires de la SNCM

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Publié le , mis à jour le 26/02/2014 À 07H09

Les actionnaires de la SNCM se sont séparés, mardi 25 février, sans accord sur la commande de deux navires assortie d'une option pour la construction de deux autres dans le cadre de la mise en place du projet industriel de la compagnie maritime.

La commande de navires divise les actionnaires de la SNCM

En proie à d'importantes difficultés, la Société nationale Corse Méditerranée, qui assure notamment la liaison entre la Corse et le continent, est détenue à 66% par Transdev, coentreprise de Veolia Environnement et de la Caisse des dépôts, à 25% par l'Etat et à 9% par ses salariés.

Le conseil de surveillance, qui devait notamment entériner la commande des bateaux et leur financement, a été interrompu après quatre heures de réunion. De source syndicale, on précise qu'il doit reprendre le 7 mars à Paris.

Le vote hostile des actionnaires privés, Veolia et Transdev, ainsi que l'abstention des représentants de l'Etat bloquent de fait la commande des navires, une étape essentielle du plan de restructuration de la compagnie maritime.

Le décompte des voix a donné six voix contre, cinq pour et trois abstentions.

"L'Etat est dans une attitude dilatoire en repoussant sans cesse le débat à plus tard", a dit à Reuters le délégué CFE-CGC, Maurice Perrin.

La Commission européenne réclame le remboursement de 440 millions d'euros d'aides d'Etat reçues par la compagnie, ce qui provoquerait sa faillite et la mise à pied de ses 2 600 salariés. L'Etat lui a accordé fin décembre une avance de trésorerie de 30 millions d'euros.

 

DANS L'ATTENTE DE L'ÉTUDE DE LA BPI

La commande de nouveaux navires était au cœur des revendications des personnels de la SNCM qui ont observé une grève d'une dizaine de jours au début du mois de janvier.

Ils réclamaient déjà un engagement du gouvernement à appliquer le projet industriel signé avec la direction et les actionnaires, qui ont notamment validé la commande de quatre navires et la suppression de 500 postes sans licenciements secs.

L'Etat avait pour sa part annoncé qu'il proposerait sous deux mois, avec l'aide de la CDC et de la Banque publique d'investissement (Bpifrance), une solution de financement pour le renouvellement de la flotte de la SNCM.

"L'Etat se sert du fait que l'étude de la BPI n'est pas terminée sur la question du financement pour repousser toute décision concrète", souligne Maurice Perrin. "En réalité, il faut surtout remettre de l'ordre au niveau de l'actionnariat. Veolia et Transdev, qui ne pensent qu'à sortir, ne peuvent avoir droit de vie ou de mort sur la SNCM."

Ce nouvel ajournement dans la mise en place du plan de restructuration retarde la livraison théorique des navires, la première unité étant aujourd'hui prévue en 2016.

Le chantier naval STX de Saint-Nazaire, l’Italien Fincantieri et l’Allemand FSG sont en lice pour l'obtention de la commande des quatre navires, dont le coût de construction individuel est estimé à près de 150 millions d'euros.

 

(Reuters, par Jean-François Rosnoblet)

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