La Colombie veut devenir un leader mondial des cosmétiques naturels

Le pays a établi un plan de développement ambitieux de 12 secteurs industriels, selon des accords associant les pouvoirs publics et le secteur privé. Dans les cosmétiques, il prévoit d’occuper la première place mondiale des cosmétiques à base de plantes d’ici à 2032. Des formations et des aides à l’innovation sont mises en place pour permettre aux industriels de se développer…

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La Colombie veut devenir un leader mondial des cosmétiques naturels

La Colombie n’a pas peur de voir les choses en grand. Le pays, qui a enregistré une croissance de plus de 5 % de son PIB en 2010, veut devenir le leader mondial des cosmétiques naturels dans 20 ans. "En 2032, la Colombie doit être reconnue comme le spécialiste mondial de la production et de l’exportation de cosmétiques et produits d’hygiène, à base notamment d’ingrédients naturels", affirme Jaime Concha Prada, le directeur du département des industries des cosmétiques et d’hygiène au sein de la fédération nationale des entrepreneurs, ANDI. Et pour cause, la Colombie est le deuxième pays le plus riche au monde en variétés de plantes, derrière le Brésil.

Il y a 3 ans, le président de la République colombienne a décidé de lancer un programme national de développement de son industrie à horizon 2032, avec deux paliers intermédiaires. Cette "Transformación Productiva" a été établie dans le cadre d’un accord public-privé entre le gouvernement et la fédération ANDI. L’objectif ? Moderniser et développer douze secteurs industriels. Parmi eux, la filière des cosmétiques. "Nous devons atteindre 15,4 milliards d’euros de chiffre d’affaires dans 20 ans, avec des exportations de 4,2 milliards d’euros", affirme Jaime Concha Prada. Un ambitieux programme quand on sait que le pays n’a réalisé sur le secteur que 3,5 milliards de dollars en 2010, avec 700 millions d’euros d’exportation.

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"Identifier des marchés et innover"

Pour atteindre ce niveau, les industriels travaillent sur 4 axes principaux : avoir des coûts compétitifs, développer le savoir-faire et les capacités de R&D, répondre aux réglementations européennes et développer le marketing en créant des marques fortes. "Il est important pour nos entreprises d’identifier des marchés potentiels ou des niches en développement", explique Jaime Concha Prada. L’ANDI a fait appel à l’agence MacKenzie Marketing pour effectuer des séances de benchmarking pour les entreprises.

Des séminaires sont également organisés, financés à 80 % par le gouvernement et à 20 % par les entreprises colombiennes, pour leur apprendre à se développer à l’international et croître sur leurs marchés. "Un développement qui passe aussi par un apprentissage des langues étrangères pour les principaux responsables de ces entreprises, et notamment de l’anglais et du français pour pénétrer le marché européen", insiste Jaime Concha Prada.

Un partenariat avec la Cosmetic Valley

Autre axe de travail mis en place par les pouvoirs publics pour développer le business des entreprises colombiennes de la cosmétique : l’apprentissage de l’innovation. "Le cabinet Katharsis nous aide à donner des méthodes aux entreprises pour identifier des axes de développement produit", explique le directeur du syndicat des industriels des cosmétiques. Mais l’innovation se fait aussi avec les autres, en établissant des partenariats. Les universités colombiennes sont invitées à travailler avec les centres de recherches internationaux. Un accord a justement été passé entre l’Université nationale colombienne et le pôle de compétitivité français Cosmetic Valley. Baptisé Cosmétopée, le programme vise à recenser et valoriser les plantes à usage cosmétiques des pays producteurs avant qu’elles ne disparaissent, ainsi qu’à étudier les traditions locales en matière de beauté.

La promotion du savoir-faire est également primordial pour séduire les marchés extérieurs. L’agence gouvernementale de promotion de la Colombie, Pro Export Colombia, sert notamment de relais pour valoriser les PME colombiennes. C’est elle qui a notamment permis à plusieurs entreprises colombiennes de participer à la dernière édition du salon professionnel Beyond Beauty à Paris. En attendant de devenir un leader mondial des cosmétiques naturels en 2032, les industriels du secteur savourent déjà leur première victoire. "Les objectifs intermédiaires de développement, fixés à 2012 ont déjà été atteints", assure Jaime Concha Prada.

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