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L'Usine Aéro

La coentreprise Safran-Honeywell : une affaire qui roule

Hassan Meddah , , , ,

Publié le

Deux ans après l’annonce de leur coopération, les deux partenaires démontrent au Bourget leur solution de roulage sur piste sans faire appel aux moteurs principaux de l’appareil.

La coentreprise Safran-Honeywell : une affaire qui roule © DR

Lors de l’édition 2011 du Bourget, Safran et l’américain Honeywell annonçaient leur coopération pour développer une nouvelle solution de roulage sur piste à partir de moteurs électriques intégrés aux trains d’atterrissage principaux de l’avion. En effet, cette solution évite d’utiliser les moteurs principaux de l’avion optimisés pour la phase de vol mais pas du tout pour le roulage sur piste. Pour l’édition 2013, un avion siglé aux marques des deux sociétés roulera sur la piste du Bourget grâce à ce nouveau dispositif, tous les jours, à midi.

Des tests ont déjà été réalisés sur Toulouse : sans utiliser ses moteurs principaux et sans l’aide d’un tracteur de piste, l’appareil, un A320 acheté pour la circonstance, avance, recule, freine, tourne sur lui-même de manière totalement autonome. "Nous misons sur une disponibilité commerciale de notre solution d’ici deux ans", explique Jean-Paul Herteman, PDG de Safran. La solution a été testée plus de 3000 heures et l’avion de test a déjà parcouru plus de 160 Km depuis son premier roulage en avril.

4% de carburant économisé par vol

Pour l’instant, aucun accord n’a été signé avec les fabricants d’avions, ni Airbus, ni Boeing et encore moins les nouveaux venus, le canadien Bombardier et le chinois Comac. Pourtant les deux groupes ont de grandes espérances de ventes. "Les moteurs électriques permettent en moyenne de réduire la consommation de carburant de 4% pour un vol court courrier. Soit une économie de l’ordre de 200 000 dollars par an par avion", estime Tim Mahoney, PDG d’Honeywell. Le Joint-venture vise non seulement les futurs appareils mais également la flotte actuelle des compagnies aériennes.

Dans ce partenariat, Safran apporte son expertise des trains d’atterrissage et du freinage et Honeywell celle de l’avionique et des groupes auxiliaires de puissance (APU). Au total, ils ont mobilisé 200 ingénieurs pour ce projet, répartis sur une douzaine de sites.

Hassan Meddah

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