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L'Usine Santé

La cigarette électronique, du made in China pas toujours fiable

Gaëlle Fleitour , ,

Publié le

L’enquête annoncée par la ministre de la Santé sur les bénéfices-risques des cigarettes électroniques s’intéressera-t-elle aussi à leurs conditions de fabrication ? Car ces produits, tous importés de Chine, disposent de niveaux de qualité très variable. L’Usine Nouvelle a enquêté.

La cigarette électronique, du made in China pas toujours fiable © Pixelblume - Flickr - C.C.

Les entreprises citées

En partenariat avec Industrie Explorer

C’est un marché en pleine explosion, estimé à 500 millions d’euros en Europe et 300 millions de dollars aux Etats-Unis. Mais qu’elles soient utilisées dans un hall de gare parisien ou dans les rues de New-York, les cigarettes électroniques proviennent majoritairement… de Chine. C’est à Hong-Kong et Shenzhen que "les composantes de la cigarette que sont la batterie, l’atomiseur et la cartouche d’e-liquide sont assemblées, à la main, dans de nombreuses usines. Les revendeurs agréés par les marques trient les produits directement en Chine auprès des fournisseurs et passent une commande de kit", explique la boutique en ligne de cigarettes électroniques Cigareless. En Europe ne se trouve donc encore aucune usine de fabrication de cette invention japonaise mise au point en 2002, avant d’être perfectionnée et brevetée par les Chinois.

Aucun site de production européen compétitif

En France, 99% des revendeurs en ligne sont des auto-entreprises, affirme Cigareless. Si les premières boutiques physiques font aussi leur apparition - comme le leader Clopinette, qui espère multiplier par quatre son chiffre d'affaires cette année pour atteindre les 12 millions d'euros -, ces entreprises sont incapables de disposer de site de production pouvant concurrencer des usines chinoises. Mais elles ne font pas tous preuve de la même transparence sur cette provenance asiatique. Et comme il n’existe aucune régulation sur les prix des cigarettes électroniques, les revendeurs peuvent se faire plaisir sur les marges de ces produits, qu’ils commercialisent généralement entre 9 et 11 euros.

Des tests réalisés par certains vendeurs français

Ni dispositif médical ni médicament, la cigarette électronique ne requiert pas d’étude clinique pour démontrer ses bénéfices et ses risques. Et ne répond encore à aucune norme stricte de commercialisation. Certains revendeurs, comme EdSylver, essaient néanmoins de mettre en avant la qualité de leur produit. En indiquant que leur e-cigarette a été "élaborée en laboratoire et assemblée au sein de notre usine située en Asie", et qu’elle "a répondu positivement à tous les tests pratiqués aussi bien au niveau de l'armature qu'au niveau de la composition de nos cartouches de remplacement". Pour rassurer sur le fait que l’utilisation de ces produits ne dégage ni goudron, ni monoxyde de carbone, EdSylver les a d’ailleurs testés auprès du Laboratoire National de métrologie et d’essais (LNE), chargé du contrôle des teneurs en goudron, nicotine et monoxyde de carbone pour toutes les cigarettes vendues en France.

Des défaillances au niveau de la batterie ou de la résistance

Mais certains revendeurs reconnaissent avoir vu passer des produits chinois de fabrication grossière, présentant des défaillances au niveau de la résistance ou de la batterie. Si le chinois Joyetech, la référence en la matière qui se dit numéro un mondial des cigarettes électroniques, revendique produire "la plus grande qualité actuellement disponible sur le marché", certains de ses compatriotes n’hésitent pas à mettre l’accent sur leur compétitivité prix. First Union, un Chinois qui couvre aussi bien la R&D, la production que le marketing de ses cigarettes électroniques, explique ainsi : "Nous utilisons des équipements de production modernes et avancés, comme les imprimantes laser, les lubrificateurs automatiques, les machines de marquage laser, les machines d'emballages et autres, ce qui accroît nettement notre efficience de production et le taux de qualification des produits. De plus, notre coût de gestion et d'opération est réduit drastiquement via la participation complète de chaque membre du staff et la production en grande quantité." Mais les Chinois doivent se méfier. Car les grands industriels du tabac pourraient bientôt marcher sur leurs plates-bandes. Ainsi, British American Tobacco et Philip Morris, le plus grand fabricant de cigarettes américains, travaillent sur leurs propres versions de cigarettes électroniques, pour 2014 et 2016.

Gaëlle Fleitour

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2 commentaires

Nom profil

07/03/2013 - 11h32 -

Arrêter avec les produits chinois, interdisons tous les produits venant de Chine qui touche à l'hygiène, à l'alimentaire et tous ce qui peut avoir une incidence pour la santé du citoyen français !!! Trop naîfs et trop gentils avec la Chine, voilà ce que sont nos politiques français !
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Nom profil

07/03/2013 - 10h55 -

Quel que soit le produit commercialisé il est indispensable que l'entreprise ait fait des tests sur le matériel. Des dysfonctionnements sont possibles dans tous les secteurs; On se souviendra des premiers iphone 4 qui captait mal les signaux quand on les tenaient en main... Puisque des sociétés sont cités dans l'article, voici un lien qui explique comment Absolut Vapor contrôle la qualité de ses produits en se rendant physiquement dans les usines et en sélectionnant celles qui offrent les garanties de qualité et de sécurité optimales : http://www.absolut-vapor.com/addiction-tabac/reportage-video-sur-les-usines-de-cigarette-electronique/ Ayant visité bon nombre d'usines il est exact qu'il y a des différences fondamentales en terme de production et de qualité. Certaines usines fabriquent ainsi des modèles qui ressemblent en tout point à d'autres mais avec des matériaux de moindre qualité dans le corps de la cigarette électronique, des soudures et avec moins de contrôles.
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