La Chine tire le baril de brut 2010

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La Chine tire le baril de brut 2010
Un tiers. La Chine prend à elle toute seule un tiers de la croissance de la consommation de brut en 2010, soit 1,8 %. Surprise par l'ampleur de la demande asiatique, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a d’ailleurs légèrement revu à la hausse, de 70.000 barils par jour, sa prévision de consommation mondiale en 2010. Celle-ci devrait croître de 1,6 million de barils par jour, pour atteindre un total de 86,6 millions de barils par jour. Beaucoup plus prudente, l'Opep s'attend à une croissance de 880.000 barils par jour en 2010, tandis que les experts du gouvernement américain prévoient une hausse de 1,5 million.

Vivent les réserves stratégiques. La faute selon certains à l’éphémère baisse du taux d'utilisation des raffineries en raison des congés du nouvel an chinois. D’autres estiment que le mouvement est plus structurel, la demande chinoise de produits pétroliers se redressant plus rapidement que prévu après un hiver rigoureux. Surtout, la demande va bénéficier de l'accroissement des réserves stratégiques du pays en 2010. L'an dernier, la Chine a fait le plein de ses réserves stratégiques pétrolières dites de Phase I, d'une capacité de 100 millions de barils. S'y ajouteront bientôt les 169 millions de barils de la Phase II, censée débuter en fin d'année 2010.

La Chine continue d’ailleurs à sécuriser ses approvisionnements pétroliers. L'un de ses grands acteurs du secteur, le groupe Cnooc, spécialiste de l'exploration off-shore, annonce avoir acquis 50% du capital de l'argentin Bridas pour 2,3 milliards d'euros. Or Bridas est détenu par l'investisseur argentin Carlos Bulgheroni, qui détient 40% de Pan American Energy LLC, le premier exportateur de pétrole argentin, aux côtés du britannique BP. Sachant que Bridas possède aussi des actifs dans le pétrole et le gaz au Chili et en Bolivie, Cnooc a mis un bon pied dans les hydrocarbures latino-américains.


Air liquide s’injecte dans l’acier chinois
Air Liquide va investir près de 40 millions d’euros à Yichun, au nord-est de la Chine, pour fournir de l’oxygène, de l’azote et de l’argon à Xilin Steel. Pour cela, le français construira une unité de séparation des gaz de l’air d’une capacité de 1 200 tonnes par jour. Un outil concocté par les équipes d’ingénierie d’Air Liquide sur place, à Hangzhou, et dont la mise en service est prévue au premier trimestre 2012. Nouveau client, Xilin Steel est devenu en 40 ans le premier producteur d'acier et la plus grande entreprise privée du nord-est de la Chine. C’est même le plus rentable de la zone, affirme notre champion tricolore des gaz liquides. Riche en ressources naturelles, la province de Heilongjiang qui habrite l'aciériste est une importante région industrielle de l'empire du milieu. Son PIB a enregistré une croissance à deux chiffres durant huit années consécutives !

L’Inde et la Chine soutiennent l’accord de Copenhague

L’Inde et la Chine ont informé le secrétariat de la Convention climat, respectivement les 8 et 9 mars 2010, de leur soutien explicite à l’accord de Copenhague. Dehli et Pékin avaient précédemment communiqué aux Nations unies, à la suite de la Conférence de Copenhague, leurs objectifs pour la lutte contre le changement climatique… sans toutefois reconnaître l’accord obtenu. C’est désormais chose faite.

La diversité de l’année de référence prise par chacun des pays (1990, 2000, 2005) ne favorise néanmoins pas la comparaison. Par ailleurs, souvent, il ne s'agit pas vraiment d'engagements, mais d'intentions parfois non contraignantes ou excluant certaines activités. La Chine précise : 40-45% de réduction des émissions de CO2 en 2020 comparé au niveau de 2005, 15% dénergies renouvelables dans la consommation d’énergie primaire et une augmentation de la surface des forêts. Le texte de l'Inde évoque 20-25% en 2020 par rapport au niveau de 2005. Sauf que, sauf que… il s’agit d’actions « volontaires » et non « légalement contraignantes ». En outre, les émissions du secteur agricole ne sont pas prises en considération.

Qu'à cela ne tienne. L’accord de Copenhague dispose maintenant du soutien de plus de 100 pays qui représentent plus de 80% des émissions mondiales de CO2. La France, elle, rêve d’une Organisation mondiale de l’Environnement.



ANA LUTZKY

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