La Chine songe à baisser le prix du maïs pour réduire les stocks

PEKIN (Reuters) - La Chine envisage de baisser pour la deuxième année de suite le prix du maïs, afin de réduire les réserves du pays, les plus importantes au monde, et relancer la demande en provenance des transformateurs de céréales, dit-on dans les milieux industriels.

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Selon trois sources, le gouvernement prépare une nouvelle diminution de 10% du prix de soutien de l'Etat, à 1.800 yuans (265 euros) pour l'année 2016-2017. Le prix avait déjà été abaissé pour l'exercice qui a commencé en octobre.

La Chine, deuxième consommateur mondial de maïs derrière les Etats-Unis, affiche les prix les plus élevés au monde pour cette céréale. L'écart entre les prix locaux et ceux des produits importés reste de 20% malgré la baisse mise en oeuvre en octobre, la première depuis 2008.

Au vu de l'accumulation des stocks de maïs -- qui devraient atteindre 200 millions de tonnes d'ici avril 2016, soit l'équivalent de plus d'une année de consommation -- la Chine a progressivement abandonné sa politique de soutien aux fermiers consistant à acheter du maïs pour les réserves nationales.

La hausse des prix locaux provoquée par l'augmentation des stocks s'est traduite par des pertes et une accumulation de dette pour les moulins et les raffineurs, qui fabriquent toute une série de produits allant de l'alimentation animale à l'éthanol en passant par des édulcorants.

Selon des sources, près de 60% des capacités de transformation de céréales du pays ont été fermées au cours des trois dernières années.

"Le gouvernement doit réduire les prix, étant donné ses énormes réserves et le fait que les prix locaux du maïs sont bien plus élevés que cceux des importations", expllique Qian Jianjun, analyste chez Beijing Orient Agri-business Consultant.

Les trois sources déjà citées ont précisé que Pékin pourrait annoncer la nouvelle baisse des prix du maïs -- décision qui affecterait les exportateurs de maïs, notamment américains et ukrainiens -- au début de l'année prochaine, avant que ne commencent les plantations, en mars.

Ni le ministère des Finances ni la Commission nationale du développement et de la réforme n'ont répondu à des demandes de commentaire.

(Niu Shuping et David Stanway, Benoît Van Overstraeten pour le service français, édité par Bertrand Boucey)

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