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L'Usine Aéro

La Chine, marieur de l'année

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La Chine, marieur de l'année
Olivier James

Devinette : quel est le point commun entre la fusion Alstom-Siemens et l’alliance Airbus-Bombardier ? Réponse, la Chine. Si les deux spécialistes du ferroviaire n’ont pas caché leur volonté de se rapprocher pour contrer le géant chinois CRRC, les deux avionneurs ont fait preuve de davantage de pudeur. Certes, Airbus voit avec le programme CSeries dont il s’empare la possibilité d’étoffer son offre à moindre frais et Bombardier de relancer un carnet de commandes en berne. Mais l’opération vise aussi à barrer la route de Comac, l’avionneur chinois en charge du programme moyen-courrier C 919. Les ennemis d’hier – Airbus, comme Boeing, a cherché à étouffer le CSeries lors de son lancement – unissent aujourd’hui leur force. Il s’en est fallu de peu. En mai dernier, le Financial Times l’affirmait : Comac était entré en discussion avec Bombardier en vue d’investir dans le programme, via une banque chinoise. La relation entre les deux avionneurs ne date pas d’hier. Dès 2011, ils ont entamé une collaboration, visant notamment à favoriser le programme de l’un dans les pays amis de l’autre. Le chinois aurait apporté ses capitaux, le canadien un avion ultramoderne. Le scénario est tout autre qui voit le patron d’Airbus sortir Bombardier du chapeau et faire diversion face aux multiples accusations de corruption. Reste à savoir dans quelle mesure la prise de contrôle du programme peut vraiment arrêter le travail de coopération entre Bombardier et Comac. La montée en gamme de l’industrie chinoise oblige des groupes se croyant jusque-là à l’abri à se protéger. L’image surannée de la Chine en atelier du monde en prend un coup. Aux dirigeants chinois qui espèrent voir se refermer la parenthèse occidentale, l’industrie européenne est peut-être en train de leur dire qu’une autre parenthèse se referme. Celle d’une certaine forme de naïveté. 

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