La Chine continue de peser sur l’activité de Pernod Ricard

Le numéro deux mondial des vins et spiritueux Pernod Ricard,a vu ses ventes progresser de 2 % sur l’exercice sur l’exercice 2014/2015, malgré une baisse d’activités en Chine. La conjoncture sur place ne devrait pas s’arranger dans les prochains mois...

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Qu’il semble loin le temps où la Chine faisait figure d’eldorado pour les vins et spiritueux français ! En l’espace de trois ans, le pays est devenu une grande source de déceptions pour les industriels du secteur. Pernod Ricard n’en fait pas exception. Après une chute de 23 % de ses ventes sur place en 2013/2014, liée à la politique sur la fin des cadeaux ostentatoires, le recul des ventes du groupe n’a été que de 2 % sur le dernier exercice 2014/2015.

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"Nous avons surperformé le marché", s’est félicité le PDG, Alexandre Ricard, le 27 août, lors de la présentation des résultats du groupe. Au niveau groupe, les contre-performances du marché chinois ont pu être compensées par d’autres pays. En Inde, l’activité a progressé de 18 %, et en Afrique sub-saharienne de 20 %. Au total, les ventes ont ainsi grimpé de 2 % sur l’exercice 2014/2015, à 8,558 milliards d’euros. Le bénéfice net annuel a chuté de 15% à 861 millions d'euros en raison "d'une dépréciation de la marque Absolut", en raison de déconvenues aux Etats-Unis notamment.

Dépréciation du mix produit

"La Chine, notre deuxième marché mondial, ne représente que 9 % de notre chiffre d’affaires, presque aujourd’hui à égalité avec l’Inde, soit la moitié des Etats-Unis", tempère Alexandre Ricard. Il n’empêche. Les affaires ne semblent pas prêtes de s’arranger dans le pays, qui fait face à un ralentissement de sa croissance. Dans ce contexte, le marché des spiritueux s’est orienté vers les catégories d’entrée de gamme. Le mix produit s’est ainsi dégradé de 7 % sur la période, avec des ventes de Cognac Martell XO et Prestige en net recul, tandis que celles de Martell Noblige progressent.

Pour 2016, le numéro un français des spiritueux n’attend pas de miracle en Chine, mais il espère limiter la casse. Il entend continuer de grappiller des parts de marché à ses concurrents, à grand coups d’investissements publicitaires notamment.

Adrien Cahuzac

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