Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

La chimie signe le premier accord de branche sur le pacte de responsabilité

Cécile Maillard , , , ,

Publié le

L’organisation patronale de la chimie et deux syndicats ont trouvé un accord sur les contreparties au pacte de responsabilité. Les syndicats non signataires contestent le nombre de 47 000 créations d’emploi mis en avant par les signataires.

La chimie signe le premier accord de branche sur le pacte de responsabilité © Fotolia

Si la métallurgie a ouvert le bal la première, en organisant plusieurs réunions sur les contreparties au pacte de responsabilité, la chimie aboutit à un accord avant elle. L’Union des industries chimiques (UIC) s’apprête en effet à signer avec la CFDT et la CFTC, un texte sur les engagements patronaux pris en échange des allègements de charges et baisses de fiscalité du pacte de responsabilité.

Selon le texte de l’UIC, la chimie s’engage sur la création de 47 000 emplois sur trois ans, de 2015 à 2017. CGT, FO et CFE-CGC, qui ont refusé de signer cet accord, dénoncent ce chiffre. S’il correspond aux recrutements prévus, disent en substance ces syndicats, ce ne sont en aucun cas des créations d’emplois supplémentaires, mais plutôt des remplacements de départs à la retraites. Selon la CGT, 15 689 recrutements ont été effectués en 2013, ce qui correspondrait à 47 000 sur trois ans, soit le chiffre avancé par l’UIC et la CFDT. Sur le long terme, les effectifs de la chimie sont plutôt en baisse, passés de 245 000 en 2000 à 203 000 en 2013.

Engagements sur le nombre d’alternants et le taux de seniors

L’accord dans la chimie prévoit par ailleurs de porter à 5000 d’ici 2017 le nombre de jeunes accueillis en alternance dans ses entreprises, soit 2000 de plus qu’aujourd’hui. La CFE-CGC regrette qu’aucun engagement n’ait été pris sur "les investissements, la R&D, le partage de la valeur ajoutée, les systèmes de classification et de rémunération, le dialogue social…". Autant de thèmes sur lesquels discutent les autres branches, notamment la métallurgie, qui ont bien compris que s’engager sur l’emploi représentait un piège, alors que ce sont les entreprises qui décident d’embaucher.

"L’accord n’améliore rien et ne s’engage sur rien !", a réagi la CFE-CGC de la chimie. Signataire, la CFDT met en avant d’autres mesures apportées par l’accord, comme "l’accroissement de 10% du nombre de jeunes de moins de 26 ans" et un "taux amélioré de 26,5% du maintien dans l’emploi des seniors de plus de 50 ans". Selon les syndicats, l’UIC a évalué à 300 millions d’euros ce que rapporterait le pacte de responsabilité aux entreprises de son secteur en 2015.

Trop contents de voir des résultats tomber, sans être très regardants sur lesquels, président de la République, Matignon et ministre du Travail ont salué cet accord, exhortant les autres branches à aboutir, elles aussi. François Rebsamen, ministre du Travail, a prévu de réunir les organisations patronales et syndicales des 50 principales branches professionnelles cet automne, pour faire un point sur les contreparties.

Cécile Maillard

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle