La chanteuse Anaïs taille en pièce les DRH

Pauvres directeurs des ressources humaines, ils sortent en miettes du single du prochain album d’Anaïs qui devrait rejoindre les bacs en septembre 2014. Sur une ritournelle entêtante, la chanteuse française révélée il y a 5 ans avec son fameux titre "Mon coeur, mon amour", ne leur épargne rien.

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La chanteuse Anaïs taille en pièce les DRH

Les DRH sont la cible de sa dernière chanson. Monstres froids et inutiles, aux ordres de directions elle-même inhumaines, Anaïs fait rimer l’acrostiche DRH avec un ensemble d’expressions tout aussi sympathiques que "D comme déconnectés, R comme brasser de l’air, H comme la hache de guerre". Il y a aussi la variante "R comme payer moins cher".

Anaïs n’est pas la première artiste à s’attaquer au monde des ressources humaines. Mais c’est essentiellement les romanciers et les cinéastes qui se sont montrés particulièrement prolixes jusqu’alors sur la question. En témoigne le film réquisitoire "Ressources humaines" de Laurent Cantet, le violent "La question humaine" de Nicolas Klotz qui n’hésitait pas à faire un amalgame douteux avec le génocide nazi, en passant par le récent film des frères Dardenne "Deux jours, une nuit".

La vision d’Anaïs, chapeau de cowboy vissé sur la tête sur le parvis de la Défense, semble au départ plus légère. Ce n’est que le début de l’histoire puisque, selon elle, les DRH n’ont qu’un objectif "de nouveaux objectifs et tant pis si ça casse et tant pis si ça tue."

Il faut s’interroger sur cette pathologie française qui considère que licencier une personne, c’est la tuer. Car si la situation n’est agréable pour personne, surtout dans un pays qui compte 3 millions de chômeurs et 30 ans de chômage de masse, il semblerait au contraire plus utile de clamer que l’identité professionnelle ne résume fort heureusement pas l’identité d’une personne.

Mais l’entreprise semble être en France à la fois un repoussoir et un objet surinvesti, puisque la quitter c’est quitter la vie. Et si les DRH sont là pour virer les gens, il faudra aussi un jour quelqu’un pour dire que ce sont aussi ceux qui les recrutent. D’ailleurs, virer les épuise et les bourreaux deviennent aussi parfois les victimes comme en témoigne le récent livre de Jacky Lhoumeau "D comme DRH et... Dépressif".

Anne-Sophie Bellaiche

Anne-Sophie Bellaiche Cheffe du service Economie et Social

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