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L'Usine Maroc

La Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc lance son projet de troisième parc industriel

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Après le succès rencontré pour ses parcs industriels de Bouskoura et Ouled Salah, près de Casablanca, la Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc (CFCIM) se lance dans les travaux d'un nouveau parc situé à Settat à 50 km de la capitale économique du royaume et ciblant les PME mais pas seulement.

La Chambre française de commerce et d'industrie du Maroc lance son projet de troisième parc industriel
Inauguration du parc industriel d'Ouled Salah
© cfcim.org

Carton plein. Les 29 ha du parc de Bouskoura et les 32 ha de celui d'Ouled Salah de la CFCIM, sont désormais bien occupés (voir encadré). La chambre vient donc de lancer un nouveau projet de parc industriel à Settat à 50 km de la ville de Casablanca sur la route de Marrakech. Celui-ci s'étalera sur 20 ha, viabilisés et sécurisés comme tous les projets précédents.

Le foncier, un réel frein à l'investissement

"Avec ces projets, le but est de trouver des solutions à la problématique du foncier pour les entreprises qui représente un réel frein à l'investissement. Au Maroc, le foncier connaît plusieurs problèmes notamment la spéculation ou le sous-équipement. Les industriels sont souvent livrés à eux-mêmes. Au niveau administratif, les modalités d'acquisition des terrains sont compliquées." explique à L'Usine Nouvelle Mounir Benyahya, directeur chargé des parcs industriels à la CFCIM.

Avec des lots de toutes tailles pouvant être bâtis et prêts à l'emploi, ces parcs de la CFCIM se veulent complémentaires des projets de l'État dans les plate-formes industrielles intégrées (P2i) du plan étatique pour l'industrie "Émergence" ou encore d'autres parcs privés comme Sapino, près de l'aéroport de Casablanca où il ne s'agit que de terrains nus.

À Ouled Salah, les prix de location s'étalent d'environ 8 dirhams/m²/mois (0,7 euros) pour les terrains, à 40 dirhams/m²/mois (3,5 euros) pour les locaux industriels et à 80 dirhams/m²/mois (7 euros) pour les locaux commerciaux.

"À Settat, déclare notre interlocuteur, nous avons un terrain de 20 ha déjà acquis. La structure de gestion est créée et les fonds mobilisés. Nous venons de lancer les appels d'offre de viabilisation dont les travaux doivent commencer mi-octobre. Dès l'été 2014, les premiers lots seront livrés aux 85 entreprises industrielles attendues, selon le même principe que les deux premiers parcs."

Quelles sont les sociétés intéressées pour s'implanter à Settat ? "Nous avons reçu des manifestations d'intérêt de la part de sociétés dans l'agroalimentaire ou le textile. Nous sommes même en contact avec une grande multinationale européenne pour des pièces automobiles avec une surface de 4 ha dont le nom est encore confidentiel." précise Mounir Benyahya.

Berrechid, un parc d'une dimension complètement nouvelle

Tarifs de commercialisation à Berrechid
Terrains :
5 dirhams (0,45 euros) / m² / mois
Bâtiments prêts à l'emploi :
35 dirhams (3,12 euros) / m² / mois
Locaux commerciaux :
50 dirhams (4,46 euros) / m² / mois
Encouragé, le CFCIM ne semble pas s'arrêter en si bon chemin. Aidé par le partenariat réalisé avec l'État marocain, il réfléchit déjà à un parc d'un concept nouveau situé à Berrechid, à 30 km de Casablanca.

"Ce sera le premier parc écologique développé au Maroc sous le label HQE (Haute qualité environnementale NDLR) annonce fièrement Mounir Benyahya. C'est un parc beaucoup plus grand et beaucoup plus ambitieux que les autres avec une surface de 60 ha et une capacité moyenne d'accueil de 186 sociétés. Le montant des investissements à réaliser par les industriels est estimé à environ 2 milliards de dirhams. (179 millions d'euros NDLR)".

Un délai de réalisation de quatre ans

Berrechid possède déjà sa zone industrielle qui est la plus grande après celles de Casablanca-Mohammedia et Tanger. Cela facilitera à cette ville de 70 000 habitants de réaliser ce "projet qui a  pour ambition la création de 8 000 emplois directs et 4 000 indirects."

Quant au délai de réalisation, si le projet se concrétise, il sera de quatre ans. "Un an pour les études et le montage financier et administratif du projet, 2 ans pour les travaux d’équipement du lotissement et un an pour la construction des bâtiments de services et bâtiments industriels locatifs.", conclut Mounir Benyahya.

Nasser Djama

 

Bouskoura, le premier parc industriel pilote
Réalisé en partenariat entre le CFCIM et l'État marocain, le parc de Bouskoura a servi de pilote. Il s'étale sur une superficie de 29 ha pour une capacité d'une centaine de parcelles destinées aux PME et basé pour la première fois sur un modèle locatif. Il est destiné aux entreprises qui ont une activité industrielle, non polluante et créatrice d'emploi. Totalement commercialisé, il renferme une centaine de sociétés industrielles marocaines à 55% et étrangères à 45% dont 30% de françaises. Les investissements sont estimés à deux milliards de dirhams (178,6 millions d'euros) et doivent créer 6000 emplois directs et 3000 indirects. Le parc a comme actionnaire la commune rurale de Bouskoura, la Caisse des dépôts et consignation (Paris), la Caisse de dépôt et de gestion (Rabat), les compagnies d’assurance RMA Wataniya, CNIA-Saada et Sanad ainsi que les établissements financiers Banque marocaine pour le commerce et l’industrie (BMCI), la Société générale marocaine de banques et le Crédit du Maroc, filiale du Crédit agricole.

 

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