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Quotidien des Usines

La CGT retire son projet de reprise de Kem One

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La CGT jette l’éponge. Elle ne présentera pas son projet de reprise de Kem One au tribunal de commerce de Lyon (Rhône).

La CGT retire son projet de reprise de Kem One © Arkema

La CGT a décidé de suspendre le plan de continuation du groupe chimique Kem One qu’elle comptait déposer lors de l’audience du tribunal de commerce de Lyon (Rhône) le 12 décembre. Le syndicat qui avait projeté le montage d’une fiducie dénommée Phoenix avec le concours du cabinet Sekri – Valentin – Zerrouk met en cause l’absence de soutien du Premier ministre qui aurait pu donner l’impulsion nécessaire à l’étude de son dossier. "Il aurait suffi que Jean-Marc Ayrault y croie pour que le projet prenne corps et que l’ensemble des acteurs s’y engagent." La CGT déplore aussi le manque d’implication du ministre du Redressement Productif, Arnaud Montebourg.

Ce plan soutenu notamment par les présidents des régions Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, Jean-Jack Queyranne et Michel Vauzelle, et par le maire de Lyon, Gérard Collomb, reposait sur trois piliers : la création d’une communauté d’intérêts à long terme entre les principaux partenaires publics et privés de Kem One, un actionnaire fiduciaire ne poursuivant pas de but spéculatif et le management actuel du groupe. Jean-Jack Queyranne avait notamment demandé à Arnaud Montebourg de "prendre en compte les aspirations et les lignes de forces de ce projet qui repose sur une ambition collective et prend appui sur une démarche participative inédite, ce qui constitue un signal symboliquement important dans le contexte actuel."

Arkema : unique responsable de l'échec de Kem One

"L’échec du projet Phoenix n’est pas simplement l’échec d’une vision innovante. C’est aussi une sérieuse alerte pour Kem One", estiment Jérôme Guillemin et Philippe Lemarchand, les coordinateurs de la CGT qui "prend date" et cible Arkema comme "l’unique responsable de l’échec de Kem One." Pour le syndicat, "c’est une folie de donner Kem One à un repreneur qui ne dispose que de 5 à 20 millions d’euros en poche pour faire face à un demi-milliard d’euros d’investissement."

Après ce retrait, deux seuls candidats restent en lice pour la reprise du groupe de produits vinyliques : la société d’investissement OpenGate Capital et l’industriel Alain de Krassny, propriétaire du groupe autrichien Donau Chemie.

Vincent Charbonnier

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