La CGT redoute un plan de cessions qui pourrait concerner 15 000 postes chez Engie

La CGT alerte un potentiel "détricotage" des activités d'Engie. Dans un tract du 12 mai, le syndicat évoque un plan de cessions qui concerneraient environ 15 000 postes, dont 9 000 en France. Des nombres démentis par le fournisseur de gaz et d'électricité.

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La CGT redoute un plan de cessions qui pourrait concerner 15 000 postes chez Engie
A fin 2019, Engie employait environ 171 000 personnes dans le monde, dont 77 150 en France. /Photo d'archives/REUTERS/Regis Duvignau

La direction d'Engie envisagerait une série de cessions qui concerneraient un peu plus de 15 000 postes et quelques sociétés de taille importante, a appris Reuters de sources au fait du dossier et auprès de la CGT. Les sociétés cédées pourraient comporter le spécialiste de la maintenance des sites industriels et des centrales nucléaires Endel selon ces mêmes sources. Dans un tract diffusé mardi 12 mai, le syndicat CGT d'Engie dénonce "le retour des licenciements boursiers".

Engie veut "rationaliser" ses activités

Le fournisseur de gaz et d'électricité, également très actif dans les services, a fait savoir mardi 12 mai qu'il comptait "rationaliser" davantage ses activités dans ce domaine et qu'il avait affiné son objectif de sélectivité géographique en décidant de se retirer de plus de 25 pays d'ici 2021. Selon une source interrogée par Reuters, le groupe envisage dans ce cadre de sortir d'une douzaine de pays d'Afrique, l'Europe et l'Asie étant les autres régions les plus concernées par le recentrage d'Engie.

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Endel, qui constitue l'un des principaux fournisseurs d'EDF avec quelque 7 000 salariés selon son site internet, serait la plus grosse entreprise dont la cession est envisagée, a ajouté cette source. Une autre source, également au fait du dossier, a toutefois indiqué que seul le pôle "industrie" de l'entreprise serait concerné, et non la maintenance nucléaire.

Les sociétés Ineo Défense (services auprès du secteur de la défense et de la sécurité civile), ainsi que Culturespaces (gestion de monuments historiques et de musées) et Gepsa (services et gardiennage au sein des prisons) figurent elles aussi sur la liste des cessions envisagées par Engie, a précisé la première source.

La CGT "agira dans les jours à venir"

Selon le quotidien Les Echos, les ventes d'actifs envisagées représenteraient un chiffre d'affaires compris entre 1,2 et 1,8 milliard d'euros, soit 2 % à 3 % des ventes d'Engie. La CGT mentionne pour sa part un plan concernant 15 000 salariés dans le monde, dont 9 000 en France, et impliquant "des cessions - si possibles - et sinon des arrêts d'activités".

Dénonçant dans un tract "le retour aux licenciements boursiers", une décision "contre-productive" sur le plan industriel et une "grande braderie", le syndicat alerte sur un potentiel "détricotage" des activités d'Engie dans les services et prévient qu'il "agira dans les jours à venir" pour demander le retrait du plan et obtenir le maintien des emplois au sein du groupe.

A fin 2019, Engie employait environ 171 000 personnes dans le monde, dont 77 150 en France.

Des cessions "sans impact direct sur l'emploi", rassure Engie

Le groupe a fait savoir mercredi 13 mai qu'il démentait les chiffres avancés par la CGT, assurant qu'ils ne correspondaient "à aucun plan global ou réalité". "Il est à ce stade prématuré d'envisager le nombre de salariés qui pourraient être concernés par la mise en oeuvre [des] plans d'actions. Il est en outre clair qu'il s'agira dans la plupart des cas de cessions, sans impact direct sur l'emploi", a cependant ajouté Engie, soulignant sa volonté de "dialogue social transparent et responsable".

Ces informations interviennent alors que le groupe, détenu à 24 % par l'Etat français, s'est donné six à douze mois pour mettre en place une nouvelle direction générale après le non-renouvellement du mandat d'Isabelle Kocher, remplacée provisoirement par une direction collégiale début février.

Avec Reuters (Benjamin Mallet, édité par Henri-Pierre André)

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