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La CGT présente son plan B pour PSA

Pauline Ducamp , , , ,

Publié le

Le syndicat propose une alternative au plan Rebond 2015 de Philippe Varin, qu’il juge "inacceptable" et "dangereux".

La CGT présente son plan B pour PSA © D.R. - PSA

La fermeture de l’usine d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) n’est pas la seule option possible pour PSA, affirme la CGT. Le syndicat présentera mardi 11 décembre lors d’un comité central d’entreprise un plan pour assurer la pérennité de l’emploi dans le groupe et contrer le Plan de Sauvegarde de l’Emploi (PSE) actuellement en négociations. "Le plan Varin est inacceptable, même dangereux, explique le délégué central Bruno Lemerle. Notre plan alternatif est nécessaire pour PSA, mais aussi pour l’ensemble du monde automobile français".

Conserver Aulnay

Le "plan B" de la CGT repose sur une augmentation de capital d’un milliard et demi d’euros pour relancer les projets abandonnés faute de moyens cette année, comme la boite automatique DCT ou plusieurs projets véhicules majeurs. Ces projets permettraient ensuite de charger équitablement toutes les usines. "PSA vise une capacité d’utilisation de ses sites de 115%. Résultat, avec le plan Varin, soit les usines ferment, soit elles sont surchargées, proteste Bruno Lemerle. La CGT propose de garder l’usine d’Aulnay et de charger toutes les usines qui tourneront en deux équipes [soit à 88% de leur capacité]".

Le cabinet Sécafi a chiffré la fermeture d’Aulnay à 250 millions d’euros, la CGT affirme que son plan de redéploiement industriel ne couterait que 77 millions d’euros. La CGT a par ailleurs demandé à nouveau que chaque salarié soit reclassé en CDI. Jean-Pierre Mercier, délégué central adjoint de la CGT et délégué du site d’Aulnay, alerte quant à lui sur le sort des séniors dans le PSE. "La direction ne veut pas négocier de système de pré-retraite alors que la loi l’y autorise" souligne le responsable syndical.

Mobilisation

Lors du CCE, la CGT compte demander dans les prochaines semaines une entrevue avec la famille Peugeot. Mercredi 12 décembre, une manifestation des salariés d’Aulnay-sous-Bois accompagnera la nouvelle journée de négociations sur le PSE. Les discussions porteront sur les départs externes.

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2 commentaires

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12/12/2012 - 14h27 -

la CGT nous fait ici une leçon de capitalisme : yaka faire une augmentation de capital de 1.5 milliards d'euro : avec le traitement réservé à ce jour aux investisseurs et aux capitaines d'industrie en France, je leur souhaite bien de la réussite ! Personne ne donnera cette somme à des paniers percés qui investissent gaiement l'argent des autres dans des montages indéfendables et improductifs ! Et quand cela ratera, ils feront grève ?
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11/12/2012 - 09h39 -

Relancer des projets "tombés au champ d'honneur" nécessite de les "revisiter", de les remettre au gout du jour et de les reformater avec les conditions financières qui seraient négociées en même temps.
Faire tourner un site différemment des autres peut être parfaitement rentable si on absorbe le surcout par une marge plus importante (ex: véhicules de luxe et autres, voir l'exemple de Renault-Dieppe - mais pas celui de Renault-Vilvoorde!). Mais faire tourner toutes les usines à 66% de leur capacité (88% est un maximum idéalisé pour 2 équipes) entraine un surcout sur toute la production de PSA, donc une diminution globale de sa marge, ce qui ne va pas inciter les investisseurs à accompagner les projets.
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