L'Usine Aéro

La CGT appelle à la mobilisation le 9 juillet pour la sauvegarde de l'emploi dans l'aéronautique

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Publié le , mis à jour le 26/06/2020 À 16H21

La CGT appelle à une journée de mobilisation le 9 juillet en Occitanie, pour défendre l'emploi du secteur aéronautique très touché par la crise sanitaire. Le syndicat demande à ce que ce qui représente pour l'instant une crise conjoncturelle, ne se transforme pas bientôt en crise structurelle.

La CGT appelle à la mobilisation le 9 juillet pour sauvegarder l'emploi dans l'aéronautique
La CGT appelle à une journée d'action et de mobilisation.
© STEPHANE MAHE

La CGT, première organisation syndicale représentative de la filière aéronautique en Occitanie, appelle à une journée d'action et de mobilisation dans la région le 9 juillet pour défendre l'emploi dans ce secteur très impacté par la crise sanitaire.

Avec 110 000 emplois directs, la filière aéronautique représente le premier employeur privé dans plusieurs départements de la région où le syndicat invite les salariés à "exprimer leur ras-le-bol et leur colère".

Un "chantage à l'emploi"

Alors que dans plusieurs entreprises de la filière, des négociations s'ouvrent autour d'accords de performance collective (APC) pour faire face à la crise et à la baisse d'activité, la CGT dénonce "un chantage à l'emploi".

"Après Derichebourg Aeronautics Services où un APC a déjà été signé, des discussions sont en cours pour remettre en cause des acquis sociaux au sein du groupe d'ingénierie Expleo, ex-Assystem ou encore chez Mecachrome, Safran et chez le fabricant de fixations Blanc Aero dans l'Aveyron", explique Lionel Pastre, secrétaire régional CGT Occitanie.

"Dans de nombreuses entreprises, la crise du Covid est une opportunité pour faire des compressions d'effectifs, imposer des baisses de salaire", estime la CGT.

Éviter de passer d'une crise conjoncturelle à une crise structurelle

Pour le syndicat, cette "instrumentalisation d'une crise conjoncturelle" pourrait déboucher sur une "crise structurelle" qui mettrait à genou les sous-traitants, très dépendants d'Airbus et des grands donneurs d'ordre.

Alors qu'Airbus a réduit son activité de 30% et pourrait annoncer des "décisions amères" dans les prochains jours selon les mots de Guillaume Faury, le directeur général de l'avionneur dans une récente lettre aux salariés, la CGT l'accuse de "noircir le tableau".

Des carnets de commande pleins 

"Nous avons 7 600 avions à fabriquer, huit années de carnet de commande devant nous. En mai, nous n'avons eu aucune annulation. Les donneurs d'ordre, y compris Airbus noircissent le tableau pour faire accepter aux salariés des gains de productivités", estime Michel Molesin, coordinateur CGT chez Airbus.

Xavier Petrachi, délégué syndical Airbus dit envisager "tous les scénarios possibles" concernant les prochaines annonces d'Airbus. "Accord de performance collective, suppression d'emplois, cession de site, tout est possible comme à l'époque de Power 8", a déclaré à Reuters le syndicaliste, faisant référence au plan de restructuration mis en oeuvre par le groupe en 2007.

Avec Reuters (Johanna Decorse, édité par Blandine Hénault)

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