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La CFDT demande un PDG "plus performant" que Carlos Ghosn pour Renault

Astrid Gouzik ,

Publié le

Laurent Berger, le numéro un de la CFDT, s’en est pris à Carlos Ghosn, le PDG de Renault, alors qu’il était invité sur RTL. Aussitôt, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a tempéré et indiqué qu’il ne réclamait pas de départ à la tête du constructeur automobile français.

La CFDT demande un PDG plus performant que Carlos Ghosn pour Renault © D.R.

Carlos Ghosn privilégierait Nissan à Renault. C’est ce qu’a pointé du doigt Laurent Berger sur RTL, ce lundi 21 janvier. "Il faut s'interroger sur la stratégie de Renault et sur la stratégie de son PDG, et là-dessus il faut vraiment qu'on se dise un moment donné qu'il y a un vrai problème", a déclaré le responsable syndical. "Carlos Ghosn dirige deux entreprises en même temps, il est neuf fois plus payé par Nissan que par Renault, qui ont quand même des intérêts différents".

Selon lui, il serait légitime de s’interroger aussi "sur la possibilité pour Renault d'avoir un PDG qui soit plus performant dans la stratégie de Renault".



Laurent Berger, n°1 de la CFDT, invité de Jean... par rtl-fr

Une attaque en règle contre la PDG de la marque au losange que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault n’a pas tardé à adoucir. Lors de sa visite sur le site de la future usine Alstom de Saint-Nazaire, il a déclaré : "On n'en est pas à demander le départ de tel ou tel. On est là pour construire, pas pour démolir".

Le maximum de transparence

Il a toutefois clairement demandé à la direction du groupe de faire preuve de plus de transparence : "parfois on a du mal à se faire une idée de la stratégie de tels groupes industriels". "Il est normal que l'Etat demande à ces groupes le maximum de transparence, ce qui n'est pas toujours le cas. Ce que nous souhaitons, c'est que les dirigeants de ces groupes automobiles disent clairement quelle est leur stratégie de développement", a ajouté Jean-Marc Ayrault.

"Nous ne voulons pas laisser tomber l'industrie automobile. Les groupes connaissent une baisse commerciale très importante mais, justement, il ne faut pas baisser les bras. L'industrie a un avenir et l'industrie automobile aussi à condition de faire les bons choix stratégiques qui n'ont peut-être pas toujours été faits", a-t-il expliqué.

Astrid Gouzik

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