Quotidien des Usines

La cession des activités aval de Kem One suspendue à la bonne volonté de Gary Klesch

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La cession des activités aval du groupe chimique Kem One n’est toujours pas effective. Elle pourrait être bouclée d’ici l’été.

La cession des activités aval de Kem One suspendue à la bonne volonté de Gary Klesch © Arkema

"Gary Klesch joue la montre, tout en restant dans la légalité et en empochant 500 000 euros de frais de gestion par mois." Cette analyse de Jean-François Arsac (CFE-CGC) est largement partagée. L’homme d’affaires anglo-américain n’a toujours pas cédé pour 1 euro symbolique les activités aval de Kem One, comme il s’y est engagé devant le tribunal de commerce de Lyon (Rhône). Bien conseillé par ses avocats, il dispose d’un moyen de pression : l’assignation qu’il a déposée devant le tribunal à l’encontre d’Arkema, à qui il a racheté ses activités vinyliques en 2012.

Le 20 décembre 2013, les juges lyonnais ont autorisé le plan de reprise des activités de Kem One par l’industriel Alain de Krassny avec le support du fonds OpenGate Capital. La procédure de redressement judiciaire de Kem One ne concernait que les activités amont et les 1 300 salariés du groupe chimique, les activités aval, de production de profilés et de tubes en PVC, réunies au sein de Kem One Innovative Vinyls devaient être cédées ultérieurement pour 1 euro symbolique après des audits complémentaires. Celles-ci dégagent un chiffre d’affaires de 340 millions d’euros. Elles sont réparties sur une douzaine de sites en Europe, en Asie, en Amérique du Sud.

"Une opération complexe"

"Les choses avancent malgré tout", indique Frédéric Chalmin, directeur général de Kem One Group. Tous les sites ont été inspectés. Associé du fonds OpenGate Capital, Julien Lagreze évoque "une opération complexe dans un contexte compliqué", qui se doit de "respecter un certain nombre de procédures dans plusieurs juridictions de pays différents". "On a confirmé l’option d’achat à Klesch", précise Julien Lagrèze. Selon lui, les comités d’entreprise concernés seront consultés dans les prochaines semaines, vraisemblablement dans le courant du mois d’avril.

"La cession devrait intervenir d’ici l’été", affirme Frédéric Chalmin, pour qui ce processus n’a "pas d’impact" sur les activités amont du groupe chimique. Kem One Group est davantage pénalisé aujourd’hui par les importations de soude en provenance des Etats-Unis et du Moyen Orient qui cassent les prix en Europe du Sud et par le niveau "très élevé" des prix du gaz qui grèvent ses résultats. Ces atermoiements n’en sont pas moins mal perçus par certains représentants syndicaux. "Dans ce dossier, tout le monde fait de la rétention d’informations", remarque un délégué CGT.

Vincent Charbonnier

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