La centrale nucléaire EDF de Chinon mise à l'amende

EDF et le directeur de la centrale nucléaire EDF de Chinon (Indre-et-Loire), Régis Clément, ont été condamnés à des amendes pour des dysfonctionnements. Selon le réseau Sortir du Nucléaire, la justice n'hésite plus à sanctionner l'électricien.

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La centrale nucléaire EDF de Chinon mise à l'amende

Un stockage de produits chimiques incompatibles, un manquement à la surveillance d'une vanne en zone non nucléaire, et l'absence d'un traitement d'un rejet de bore : ce sont les trois points qu'a sanctionnés le tribunal de police de Tours le 6 décembre. La justice a infligé des amendes de 7 500 euros à EDF et de 2 750 euros à l'encontre du directeur de la centrale de Chinon (Indre-et-Loire) Régis Clément.

"Le tribunal est allé au-delà des réquisitions du parquet, ce qui nous satisfait. Même si un quatrième grief sur l'absence de mesures et de traitements des risques d'infiltration dans le sol n'a pas été retenu contre EDF pour une raison qu'on va chercher à comprendre", explique Dominique Boutin, militant du réseau Sortir du Nucléaire, partie civile dans ce procès.

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L'association antinucléaire a obtenu 4 000 euros de dommages et intérêts et le paiement des frais de justice à hauteur de 1 500 euros.

Une dizaine de carences dans la maintenance de la centrale

Suite à un rapport de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en 2013 relevant une dizaine de carences dans la maintenance de cette centrale de quatre réacteurs, le parquet avait engagé des poursuites contre EDF, notamment sur le stockage dangereux, dans de mêmes armoires, de produits chimiques incompatibles. Cette opération était en outre réalisée par un sous-traitant, avait révélé l'instruction.

D'après le réseau antinucléaire, ce procès est une première car il vise aussi personnellement un directeur de centrale, en l'occurrence Régis Clément, 46 ans, qui venait juste de prendre ses fonctions au moment des faits. "EDF a toujours tenté de noyer les responsabilités de ses cadres. Ce procès marque un tournant sur ce point", estime Dominique Boutin, au nom de Sortir du Nucléaire.
D'autre part, l'ASN ne s'était pas portée partie civile, estimant qu'EDF avait engagé des "actions correctives", avait expliqué la juge lors de l'audience le 11 octobre 2016.

Le 6 décembre, EDF n'était pas représenté au tribunal de Tours, et le service communication de la centrale de Chinon n'a pas souhaité commenté le jugement, attendant d'en connaître la teneur. L'électricien devrait probablement faire appel.

Plusieurs autres affaires sont en cours devant la justice française pour des faits similaires concernant les centrales nucléaires de Palluel (Pas-de-Calais), Blaye (Gironde), Bugey (Ain) et Saint-Laurent-des-Eaux (Loir-et-Cher).

Stéphane Frachet

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