La centrale EDF de Cordemais se cherche un avenir hors du fioul et du charbon

Le comité central d’entreprise d’EDF a acté mercredi 21 septembre la fin en 2018 des tranches fonctionnant au fioul de ses centrales thermiques. La décision concerne deux des quatre tranches de Cordemais (Loire-Atlantique). Dans l’estuaire de la Loire, on veut croire à une possible reconversion dans la biomasse.

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La centrale EDF de Cordemais se cherche un avenir hors du fioul et du charbon
Centre de production thermique de Cordemais.

Alors que la réglementation ne les condamnait qu’à l’horizon 2023, EDF avait indiqué au printemps dernier anticiper l’arrêt des tranches au fioul, unités d’appoint sollicitées lors des périodes hivernales, compte-tenu d’un "contexte de surcapacité de production" et d’un coût de fonctionnement élevé. A Cordemais (Loire-Atlantique), la mesure concerne 140 des 450 salariés : hors les départs naturels, les autres se verront proposer des mesures de reconversion ou de mobilité.

Mais la centrale n’est pas au bout de ses peines puisque l’Etat a affirmé sa volonté de "s’orienter vers une sortie du charbon à l’horizon 2023", condamnant les deux autres tranches du site. D’où l’importance de son projet de reconversion dans la biomasse, un dossier en bonne voie : en partenariat avec les différentes collectivités, une filière régionale d’approvisionnement garantissant la qualité et la quantité des déchets verts se dessine. Un démonstrateur grandeur nature devrait être opérationnel début 2017.

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Le site joue là son avenir. "Il faut juste qu’on nous laisse le temps d’expérimenter ce champ du possible", plaide-t-on à Cordemais. Rien n’est moins sûr : le gouvernement a annoncé cet été vouloir instaurer dès 2017 un prix plancher national du carbone pour les centrales au charbon, soit une taxe ou un système équivalent de 30 euros par tonne de CO2. A Cordemais, on estime aussi que le projet dépasse le seul intérêt du site et pourrait en cas de succès être un atout pour EDF à l’international, compte-tenu du grand nombre de centrales dans le monde fonctionnant au charbon.

La fin du fioul signifie par ailleurs la fermeture complète de la centrale de Porcheville (Yvelines) qui compte 200 salariés.

Jacques Le Brigand

JACQUES LE BRIGAND

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