Quotidien des Usines

La BPI va-t-elle s’engager dans le dossier Rio Tinto ?

Sylvain Arnulf , , , ,

Publié le , mis à jour le 09/07/2013 À 12H05

Semaine décisive pour l’avenir des deux sites français de Rio Tinto Alcan, à Saint-Jean de Maurienne et Castelsarrasin. Ce 8 juillet, les négociations pour la reprise des deux sites par le groupe allemand Trimet sont entrées "dans une phase décisive" selon l’AFP. La Banque publique d’investissement pourrait entrer au capital de la nouvelle société.

La BPI va-t-elle s’engager dans le dossier Rio Tinto ? © D.R

[Actualisé le mardi 9 juillet avec la réaction d'Arnaud Montebourg] La Banque publique d’investissements (BPI) va-t-elle débloquer le dossier de reprise des sites de Rio Tinto Alcan en France ? Selon l’AFP, ce scénario semble se dessiner, à l’entame d’une semaine décisive pour l’avenir des usines de Saint-Jean de Maurienne (Savoie) et Castelsarrasin (Tarn-et-Garonne).

Une réunion doit se tenir ce 8 juillet dans la soirée entre Bercy et la BPI pour entériner l'entrée de la banque publique dans le capital de la nouvelle société qui reprendrait les deux sites.

Alliance franco-allemande

Un accord avec BPIFrance pourrait permettre de confirmer la reprise des deux sites par la société allemande d’aluminum Trimet. La BPI pourrait prendre 5% du capital de la nouvelle société. EDF pourrait également être associée à l’opération.

Les 510 salariés des deux sites sont dans l’angoisse. L'intersyndicale de Saint-Jean-de-Maurienne et Castelsarrasin s'est inquiétée récemment de la prolongation des négociations. "L'ensemble du personnel n'en peut plus d'attendre une annonce de la vente (des deux sites) tant de fois reportée", s'alarme-t-elle dans un communiqué cité par l’AFP.

Arnaud Montebourg espère un accord "cette semaine"

Interrogé à l'issue d'une conférence de presse ce mardi 9 juillet, le ministre du Redressement productif espère qu'un accord soit trouvé cette semaine pour la reprise des deux sites de Rio Tinto Alcan. A la question de savoir si la BPI allait participer à l'opération, Arnaud Montebourg s'est contenté de répondre : "la BPI est toujours là, par principe, parce qu'elle est faite pour ça".

Sylvain Arnulf, avec Julien Bonnet

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