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La BPCE soutient le chinois Tsinghua Unigroup dans ses investissements en Europe

Ridha Loukil , , ,

Publié le

La banque française BPCE conclut un partenariat stratégique avec Tsinghua Unigroup. Objectif : accompagner le groupe chinois, fer de lance de l’offensive de la Chine dans les semi-conducteurs, dans ses investissements en Europe.

La BPCE soutient le chinois Tsinghua Unigroup dans ses investissements en Europe
Signature de partenariat à Pékin entre Tsinghua Unigroup et BPCE
© Tsinghua Unigroup

Le groupe chinois Tsinghua Unigroup obtient le soutien d’une grande banque française : la BPCE. Un partenariat stratégique a été conclu entre les deux parties. Il a été signé à Pékin, le 18 octobre 2018, par François Riahi (sixième à partir de la gauche sur la photo), directeur général de Natixis, la filiale financement, gestion et services financiers spécialisés du groupe BPCE, et Zhao Weiguo (sixième sur la photo à partir de la droite), PDG de Tsinghua Unigroup.

Orientation de la stratégie d'acquisitions vers l'Europe

Contrôlé à 51% par l’Etat chinois, Tsinghua Unigroup se présente comme le fer de l’offensive de la Chine dans le numérique, des semi-conducteurs jusqu’au cloud computing. Depuis le début des années 2010, le groupe s’est constitué, à coup d’acquisitions, un empire industriel avec des sociétés dans les semi-conducteurs, les cartes SIM, les équipements de datacenters ou encore le cloud public.

Mais c'est dans le domaine des puces électroniques qu’il se montre le plus offensif avec l’ambition de se hisser à la troisième place mondiale à l’horizon 2020, position occupée aujourd’hui par le coréen SK Hynix derrière son compatriote Samsung Electronics et l’américain Intel.

Vu comme le bras armé du gouvernement chinois dans sa politique d’expansion industrielle, Tsinghua Unigroup ne peut plus mener des acquisitions aux Etats-Unis, en Corée du Sud, au Japon ou à Taïwan. Il oriente sa stratégie d’investissement vers l'Europe. C’est ainsi qu’il a pris discrètement une participation de 8,15% dans le capital du fournisseur allemand de puces Dialog Semiconductor et qu’il serait en train de racheter Linxens, spécialiste français de connecteurs et antennes souples pour cartes à puces, pour 2,2 milliards d’euros.

Silence radio de Bercy

La BPCE se montre prête à l’accompagner dans ce développement en lui apportant sa connaissance du marché européen et ses facilités financières. Elle s’engage également à promouvoir l’image du groupe chinois à l’international et l’aider à détecter les opportunités d’investissement.

En Europe, Tsinghua Unigroup va devoir avancer sur les pointes des pieds. Si des pays comme le Royaume-Uni, les Pays-Bas ou la Suède restent relativement ouverts aux investissements chinois, il en va différemment de l'Allemagne. Depuis le rachat en 2016 du fabricant de robots Kuka par Midea, Berlin a durci son arsenal de contrôle des investissements étrangers. La France entend suivre mais hésite encore à adopter une stratégie aussi claire. Ce qui explique le silence radio de Bercy au sujet du projet d'acquisition de Linxens par le groupe chinois.

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